En fonction des difficultés enregistrées pour l'insertion et la publication des photos sur le serveur de DZBLOG la continuation est assurée par le lien suivant: http://waghlis.blogspot.com
La question culturelle berbère fait émerger des problèmes d’importance qui n’on pas été abordés au congrès de février 1947 : quel nationalisme pour la libération de l’Algérie ; et avec quel allies ? Dérouté par la nouveauté des problèmes, la direction refuse toutes discussions. Les opposants mettent alors en cause le fonctionnement interne de la partie, l’absence de démocratie, la promotion de l’élément les plus conformistes de november1946 à mars 1949, la méfiance gagne de proche en proche et obère les rapports à tous les niveaux de l’appareil. Les arrestations successives d’Amer Ould Hamouda, Omar Oussedik et Omar Boudaoud vont l’attiser. Des étudiants, Ait Medir Hadjerés et Mabrouk Belhoucine, sont convaincus qu’ils ont été livrés à la police.
s’embarquait à destination de la France à l’insu du partie, constituent des preuves de l’existence d’une fonction. Mais la question n’est pas épousée pour autant : on ne sait pas quand cette fraction s’est constituée et à quelle fins. Sur ces points précis, les documents disponibles ne permettent pas de trancher. Et c’est l’attitude des protagonistes face à la direction du P.P.A qui nous permet de juger des buts du mouvement berbère.
C’est Mohand Sid Ali Yahia (dit si Rachid), envoyé en France en 1948 par Benaï Ouali pour terminer ses études, qui ne tarde pas à devenir membre du bureau Fédéral du PPA-MTLD.
L’Algérie est elle un pays arabo-musulman ? Doit-on la définir par la langue arabe et la religion musulmane ? La question n’est pas nouvelle dans le mouvement messaliste. Elle s’est déjà posée en 1936 dans l’émigration Algérienne en France, au cours des luttes qui opposent Messali à l’un de ses lieutenants, Amar Imache. Messali met en avant l’idée d’un parlement Algérien alors qu’Imache s’en tient au programme traditionnel de L’E.N.A, C’est à dire l’indépendance. C’est pour désamorcer les critiques des partis des partis du front populaire et de ses alliés au sein du congrès musulman que Messali à avancé l’idée d’un parlement algérien. Bien que l’antagonisme entre les deux hommes soit politique, il donne lieu à un regroupement régional. En effet Imache a derrière lui uniquement des Algériens de Kabylie alors que Messali rassemble des militants de toutes les régions. Le même clivage se retrouvera au cours de la seconde guerre mondiale, quand les dirigeants de Paris, parmi lesquels Si Djilani et Khider Amar originaires de Kabylie, sont exclus pour avoir voulu engager le P.P.A aux côtés de l’Allemagne (contre les Français).
En 1945, au comité d’organisation du P.P.A, Bennaï Ouali demande l’unification en une seule région de toute la Zone Berbérophone. A l’appui de sa proposition, il invoque les liens humains et linguistiques existant entre les populations des deux côtés du Djurdjura. La Direction refuse. On parle déjà du régionalisme Kabyle.Un nouveau chapitre de la révolution algérienne s’ouvre
La révolution algérienne aura bientôt deux ans. Durant ce laps de temps relativement court, un travaille gigantesque a été accompli. Sur le plan militaire, les petit groupe de l’armée de libération nationale mal armés, isolés les uns des autres, ont non seulement tenu en échec les forces formidables du colonialisme français, mais fait taches d’huile a tel point qu’aujourd’hui ils contrôlent tout le territoire national. Désormais la jonction entre tous nos groupes (oranais, algérois et constantinois) est réalisée.
Sur le plan politique, tous les partis et groupement (à l’exception du minuscule M.N.A. de Messali) sont venu s’intégrer dans les rangs du F.L.N qui est devenu aujourd’hui l’unique force politique en Algérie.
Sur le plan social, le syndicalisme national est né et désormais une force de plus avec laquelle
A l’extérieur, la délégation du F.L.N, renforcé par de nouveau élément partis d’Algérie, mène avec succès le combat contre la diplomatie française.
Devant cette ex tension prise par notre révolution, une réunion des principaux responsables nationaux s’imposait. Cette réunion s’est tenue. Elle s’est tenue malgré é la présence des 600000 soldats français, malgré le quadrillage Mollet – Lacoste dans la « Zone pacifiée » de
Des décisions très importantes, touchant touts les domaines, ont été arrêtés. Elles seront rendues publiques incessamment.
Un nouveau chapitre de la révolution algérienne s’ouvre. Notre lutte va prendre de l’allure maintenant que l’A.L.N .3 est devenue une véritable armée dotée d’une personnalité propre, d’un haut commandement unique dans le siège est quelque part en Algérie, d’un uniforme, d’insignes, de grades, etc. Ses différents services (liaison, renseignement, intendance, commissariats politique, etc.) ont été réorganisés.
De même, le F.L.N a été complètement réorganisée. Sa ligne politique a été redéfinie. Ses objectifs immédiats lointains ont été fixés. Sa tête sera désormais connue. Les noms des dirigeants de tous nos organismes de direction seront rendus publics.
Les dirigeants français déchanteront vite et sous peu. Leur statut « octroyé » sera un mort –né. Leurs dernières illusions s’évanouiront. La révolution algérienne n’aura pas fini de les étonner.
Guy Mollet veut à tout prix de l’élection. Nous tenons a l’aviser que l’administration du F.L.N organisera, avant la session de l’O.N.U., des élections pour la désignation des assemblées du peuple, non seulement en Kabylie mais dans toute l’Algérie. La presse française et étrangère pourra venir assister au déroulement des opérations électorales.
Ainsi, avec la phase actuelle de lutte, nous entrons dans la période d’insécurité générale qui ne nous débrasera a jamais du colonialisme français.

beau faire croître l'effort, varier les méthodes, il n'en ré
sulte jamais qu'une évidence qui est l'impossibilité de séparer l'observateur de la chose observée et l'histoire de l'historien. 