« Mare saevum, impotuosum ».mer orageuse et sans port, disaient les Romains.
Depuis les colonnes d’hercule jusqu’aux approches des Syrtes,
Au cours des âges, combien d’intrépides marins y ont cherché refuge : barques phéniciennes, galères romaines et carthaginoises voiliers pontés de Charles-Quint et caravelles françaises galiotes et felouques barbaresques, caraques génoises, chabeks arabes, vaisseaux à voile des siècle passés ; paquebots moderne, hydravions enfin !
Est-ce souvenir du passé ? Les fastes d’Ennaceur ont-ils troublé l’esprit des édiles et des ingénieurs bougiotes ? On a vu grand pour le port moderne de Bougie. De monstrueuses pelles mécaniques éventrent les flancs de la baie de Sidi-yahia ; des trains de wagons et des chalands lourdement chargés transportent les énormes blocs dont se montent patiemment les jetées nouvelles ; mais de rares sillages viennent rompre le calme monotone des eaux.
beau faire croître l'effort, varier les méthodes, il n'en ré
sulte jamais qu'une évidence qui est l'impossibilité de séparer l'observateur de la chose observée et l'histoire de l'historien. 