
ouverte adressée par l’association Thamourtiw au président de la République et parue dans la presse en 1995. Le colonisateur français avait certes concédé aux Ben Ali Chérif, dont l’un des propriétaires fut bachagha, le patrimoine foncier en question mais il faudrait remonter jusqu’en 1871 pour saisir les circonstances dans lesquelles les propriétaires terriens de la région ont été dépossédés de leurs biens. Les représentants de l’association soutiennent mordicus avoir été spoliés de leurs terres. « Dans les années 1990, le Dr Farouk Ben Ali Chérif, aujourd’hui décédé, nous avait promis de prendre en considération nos doléances si nous consentions à appuyer sa demande de r
estitution. Nos documents justificatifs lui ont été remis », affirment-ils. Constatant par la suite avoir été complètement ignorés, ils adressent des correspondances aux autres héritiers dans lesquelles ils font état du contrat moral passé avec leur défunt frère mais elles restèrent lettres mortes. Contacté, Ahmed Ben Ali Chérif, installé en Tunisie, nie tout droit de propriété à ces familles et s’en tient à la décision de restitution susmentionnée. « Leurs revendications sont irrecevables car elles sont infondées. Ils n’ont qu’à faire valoir leurs droits s’ ils en ont les arguments », dira-t-il. Le litige opposant les deux parties risque de se compliquer davantage depuis qu’une partie de cette vaste propriété non constructible est mise en vente. Les lots de terrain ont vite trouvé acquéreurs eu égard au prix dérisoire avec lequel ils sont cédés (2000 DA/m2) alors qu’il est plafonné à 5 fois cette valeur le long du même axe routier, à savoir la RN26. Des constructions illicites à usage commercial et d’habitation y ont été érigées. D
evant cet état de fait, le collectif des habitants vient de publier dans la presse une opposition à tous travaux engagés sur les lieux et à toute transaction effectuée sans leur consentement. Face à la complexité de la situation, arriveront-ils à démêler les fils de cet écheveau tissé depuis des siècles ? « Nous sommes déterminés à défendre notre cause par toute voie de droit pour reprendre possession de ces terres que nous aïeux ont travaillées pendant des décennies et sur lesquelles ils ont des droits immémoriaux », assure un jeunes.
Le nouveau président de l’APC a expliqué, dans un entretien à ce sujet, que le
ble de la commune, de préserver la réputation du square et son statu d'antan pour trois raisons bien plausibles à l'appui : atteinte aux vestiges antiques de la ville, construction d'un projet commercial dans une zone isolée et donc non appropriée pour les transactions, ajouté à une conception qui altère le plan urbanistique de la ville», a-t-il dit. Sachant toujours que le projet en question peut voir le jour dans un endroit plus commode pour une activité commerciale d'autant plus que la commune dispose d'espaces dans différents coins de la ville, alors pourquoi un tel bradage? Le square, à sa bonne époque, fut caractérisé par la présence d’un monument ([2]) qui a été conçu par l'artiste Paul Belmondo lui-même, père de l'acteur de cinéma Jean-Paul Belmondo. La stèle qui incarnait deux femmes, une Européenne et une Kabyle, en train de se lamenter, est dominée par une église, La Sainte Cécile, bâtie durant les années trente juste en face du monument. Cet espace, représentait un endroit idyllique pour les citoyens de Sidi Aïch qui se rendaient des fois en famille après une longue journée de travail ou durant les week-ends pour savourer des moments de décontraction au coeur d'un jardin paré d'une immense variété de roses féeriques
Des cours de soutien sont donnés gratuitement à Aït-Daoud, l’un des villages de la commune d’El Flaye à 5 km de Sidi Aïch, pour les élèves qui préparent leurs examens de fin d’année. En effet, les membres de l’association socioculturelle Taâwint n’Yidles, qui a vu le jour en janvier dernier, ainsi que quelques enseignants volontaires proposent des cours particuliers aux élèves de cette commune dans une salle, au rez-de-chaussée de la mosquée, mise à leur disposition par le comité du village pour la circonstance.
«Notre but est d’aiguiller les élèves pour qu’ils reprennent goût aux études», dit le président de ladite association, Deham Mourad, qui parle plus d’orientation que d’enseignement.
Car, d’après lui, les nouvelles générations délaissent de plus en plus leur scolarité. «Nos universitaires bénévoles n’ont pas toutes les capacités nécessaires pour enseigner, mais ils peuvent tout de même aider les élèves à comprendre les notions de base», précise notre interlocuteur.
Grâce à cette initiative, un groupe de 5e, 6e et un autre de 4e AM sont pris en charge par cette association. Par ailleurs, des groupes de terminale sont programmés pour le mois de mai prochain.
D’un autre côté, M. Deham et ses collaborateurs comptent Réaliser, avec la contribution des citoyens, une bibliothèque au sein de leur village.
Ithri Belatèche
beau faire croître l'effort, varier les méthodes, il n'en ré
sulte jamais qu'une évidence qui est l'impossibilité de séparer l'observateur de la chose observée et l'histoire de l'historien.