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Mardi 30 Janvier 2007

Le 2 Janvier 1852 le général BOSQUET écrit entre autre ce qui suit dans son rapport :

«
Sur les rapports très inquiétants du colonel de Wengy, je suis parti comme vous le savez le 18 de Sétif et je suis arrivé avec 1200 baïonnettes, le 4eme jour sur l'oued Soummam.
Tout le haut de la rive gauche, jusqu'au Fenaîenne était à Bou-Baghla, les Ath Waghlis n'écoutaient plus ni Bougie, ni le vieux hadj Nath Hammiche. Le makhzen de Bougie et quelques contingents étaient en position chez les Fenaîenne, autant pour les maintenir que pour les défendre. Si chérif Améziane, d'El-harrach, fut envoyé le 21 Janvier au soir afin de rassembler tout son monde et de border la rive droite. Le lendemain matin, en face des Ath Waghlis ; tout ce que j'avais chez les Fenaîenne de cavaliers indigènes eut ordre de remonter la vallée à mi-cote et je partais moi-même à la petite pointe du jour, avec les goums de Sétif, les chasseurs, les Spahis et 4 compagnies d?élites sans sac. Remontant la vallée par la route centrale nous arrivâmes ainsi jusqu'au village d'El Flaye au centre des Ath Waghlis ».
Bou Baghla, après avoir brûlé Aguemoun et Tifra s'était installé chez les Ath Mansour d'où il envoyait des émissaires auprès des localités amies, des encouragements à tenir ferme et à des tribus soumises aux Français des menaces.
Le général BOSQUET mis au courant de ces démarches fit avertir toutes ces tribus que si elles bougeaient, elles se verraient toutes détruites de fond en comble.
Ainsi il leur adressa des remontrances pour avoir soutenu Bou Baghla et les obligea à la corvée général en effectuant les travaux d'ouverture d'une route de Ksar-Kebouche et Bougie suivant l'ancienne voie Romaine (Route actuelle d'Alger par yakouren).
En cours de ces travaux le Général BOSQUET fut victime d'une catastrophe provoquée par une violente tempête de neige et il serait mort sans l'assistance du soldat Minot, qui le releva et l'aida à marcher (
Cliquez ici pour consulter en détails la catastrophe provoquée par une violente tempête des neiges raconté par Yvan Comolli)
Le 21 Juillet 1852, Bou Baghla ressembla ses contingents pour attaquer les Ath Ouakour et les chorfa, mais il changea de direction, il se jeta sur les gens de Taourirt ou Abla village des Ath abbés s'empara de plusieurs troupeaux tua huit hommes parmi lesquels le fils du marabout Si Mohamed ou El Mouhoub, emmena quatre prisonniers blessés ; se jeta du coté d'Akbou ou il engagea bataille avec les Ath aydel ; il rentra ensuite chez les Ath mellikeuche.
En avril 1854 Bou Baghla se tenait toujours chez les Azouguen dirigeant les opérations. Le capitaine Wolf fit attaquer le village d'Abizaz des Ath Djennad. Ceux- ci ne reculèrent pas d'un pouce sans avoir éprouvé la moindre perte. Le village d'Akoura et des Ath bou Hini poursuivent la lutte avec succès.
D'autres Goumiers commandés par un officier français partirent à l'assaut d'Il Maten qu'ils occupèrent parce que aidés des tirs d'artillerie de l'armée coloniale. C'est là que Bou Baghla fut blessé au dessus de l'oeil gauche sans gravité puisqu'il poursuivait sa campagne sans montrer la moindre défaillance.
Les villages qui soutenaient Bou Baghla furent incendiés, les populations se réfugièrent dans les villages voisins hors de portée des tirs d'artillerie.
En Mai 1854, les troupes envahirent en même temps toutes les contrées Kabyles, on fit brûler des villages saisir du bétail et emporter des objets précieux, détruire les vivres : Femmes et enfants à l'approche de l'ennemi étaient évacués dans les forets inaccessibles. La résistance des villages fut partout héroïque en dépit des moyens dont disposait chaque combattant face à l'ennemi en possession d'une artillerie de montagne qui détruisaient maisons et abris.

Ce fut à cette époque que lalla Fathma N'Ath Soummeur se distingua dans la défense de son village. Le village de Soummeur de Ath Idora, se trouvait derrière la ligne de défense établie par les kabyles de Tazrout
Bou Baghla s'était réfugié chez les Ath yenni qu'il quitta le 6 Novembre 1854 pour se rendre de nouveau chez les Ath Mellikeuch ou il habita la maison de si Ali ou Abdellah, il s'arrêta en passant chez lalla fathma N'Soummeur.
Bien plus tard, un événement fortuit vint bouleverser la situation car Bou Baghla aurait été trahi et assassiné par un notable qui aurait été gagné par le Caïd Lakhdar El Mokrani.
Sa femme Yamina alla demander alors asile à Lalla Fathma N'Soummeur, elle demeura chez elle avec sa fille, sa mère et sa soeur jusqu'en 1857 date à laquelle Lalla Fathma N'Soummeur fut faite prisonnière. Yamina bent Hamou ou bali se remaria plus tard avec un spahis en retraite nommée Si mohand Arezki des mechtras ; Cherifa, la fille de Bou Baghla épousa Si Mohand Tayeb de Tizi Ouzou et les pèlerins revenus de la Mecque affirment avoir rencontré le Fils de Bou Baghla marié avec la fille de Moulay Ibrahim.
Ainsi se termina l'épopée de Bou Baghla vaincu, non par les troupes françaises seules(1), mais aussi par l'appui apporté par les harkis, les goumiers aux troupes coloniales : Il succomba battu aussi par les rivalités tribales souvent ancestrales ; cette division à en croire un vice congénital du peuple kabyle, permit aux envahisseurs de s'établir et de durer dans le pays.

(1)

 Mostefa lacheraf dans son livre, Agressions, résistances et solidarités intercontinentales précise en page 48 :

« Ce sont les deux frères de Hadj Mohamed El Mokrani, ses cadets lakhdar et Boumezrag tous deux caïd au service de la France qui contribueront personnellement en 1854 à l’arrestation de Bou Baghla et aux circonstances peu reluisantes de son exécution :

La tête de l’indomptable insurgé de l’Oued Soummam fut coupée très rapidement et exposée plus tard par les Français avec ses armes et son Cheval successivement sur le marché de Bordj Bou Arrerridj et de Sétif ».

 



 

 

publié par B.SLAOUTI dans: HISTOIRE
Lundi 22 Janvier 2007

C’est un homme d’une quarantaine d’année, qui fit son apparition dans le cercle d’Aumale (Sour El Ghozlane) en 1849, il faisait fonction de Taleb, écrivit des talismans, soignait des malades habités par des « DJINS »etc. … Il allait de village en village monté sur une mule grise ce qui le fait appeler BOU BAGHLA on ne le connaissait alors que sous ce nom. Ses tournées provoquent souvent l’enthousiasme dans les villages qu’il traversait inquiétant grandement les autorités des bureaux arabes de la région de SOUR EL GHOZLANE. Des ordres furent donnés alors pour le faire traquer partout et le faire capturer. Prévenu par ces partisans il alla se réfugier en Kabylie à la KELAA BENI ABBES chez si Ahmed Ben Haroun. 

Comme sa présence ne fut pas admise par tous, Bou baghla prit contact avec une autre tribu kabyle les Ath Mellikech qui lui offre son hospitalité le 24 Février 1851. 

De Sétif à Aumale (Sour El Ghozlane) arrivèrent en Mars 1851 d’importantes troupes coloniales qu’on répartit dans les Bibans sur les hauteurs de ATH MANSOUR et en amont d’Akbou. Bou Baghla organisa alors son action dans les profondeurs de la vallée de la Soummam encourageant ses partisans et exhortant les caïds à se joindre à lui. Il déclara non valable l’AINAYA contre les opposants.

Ainsi, les Ath waghlis, Imsissen, Ath Himel de la région de Bejaia se joignirent à lui. Chaque village versa spontanément sa contribution à la caisse collective. Le mouvement reprit son ampleur des meilleurs jours et s’étendit profondément dans le pays. 

Il convient de rappeler au préalable que les tribus évoquées attendait ce moment propice pour se venger parce qu’elles ont subi plusieurs razzias menées depuis le 21 Janvier 1850 par le lieutenant Beauprêtre, brûlant des villages et s’emparant de leurs maigres troupeaux. 

Il en résulta depuis lors un mécontentement et les Ath waghlis, les Ath Himel et Tifra attaquèrent le 21 Mai 1850 la colonne du Général Barral : celui-ci fut mortellement blessé, mais la victoire demeura dans son camp. 

Ainsi, le 10 avril 1851, des contingents de Zouaves comprenant environ 450 fusils conduits par un des fils de si el Djoudi arrivèrent à Selloum. Bou Baghla le rejoignit et s’installa au dessous de TAKERBOUST. Le jour suivant les contingents des patriotes grossirent encore et 4000 d’entre eux allèrent attaquer le village des Ath - Ikhlef tout prés de l’oued Soummam ou ils prirent 25 bœufs et incendièrent le village. 

Le Colonel d’Aurelles commandant le secteur les poursuivit quelques temps, puis se porta sur Selloum où Bou Baghla s’était retiré. Ce village était bien gardé et bien fortifié ; quand les troupes ennemies firent leur apparition, elles furent reçues à coups de fusils derrière des retranchements exécutés avec soin depuis longtemps par ses habitants. Deux obusiers placés à TAKAROUIT au sud du village et qui le domine occasionnèrent beaucoup de dégâts dans le village.Des brèches ouvertes par les obusiers, les assaillants pénétrèrent dans les rues du village : Un corps à corps s’ensuivit. Les troupes ennemies renforcées par des renforts venus des Ath Mansour obligèrent les résistants à lâcher du terrain et se replier, abandonnant leurs morts et blessés graves .Les troupes ennemies laissèrent sur le terrain beaucoup des leurs, dont le lieutenant Husson et 32 sous officiers plus ou moins gravement atteints. Selloum fut livré aux flammes. 

Tous ces succès de Bou Baghla ne laissèrent pas indifférent les autorités militaires de Bejaia.Le 8 Mai 1851, à la tête d’un bataillon, le commandant Wengy accompagné du caïd des mazayen et de Ahmed el Kollil, cadi de Bejaia se rendirent au marché d’EL Kseur sonder l’opinion et exhorter les populations à combattre les « rebelles ». En cours de route, ils rencontrèrent le caïd Cherif Améziane Ben Mihoub et trois de ces serviteurs, visages bouleversés, monture trempées de sueur qui fuyaient à grande allure vers Bejaia. Après les avoir tranquillisés, de Wengy les invita à rejoindre sa colonne .Arrivés au marché, les troupes postées à toutes les issus interdisent toute sortie, obligèrent l’assistance à écouter les visiteurs. Le caïd Bouzid et le cadi El Kolli prirent successivement la parole pour exhorter la population à respecter l’autorité Française et à combattre les dissidents d’où qu’ils viennent et qui que ce soit. Devant le silence et l’indifférence générale de ses auditeurs, le caïd Bouzid pris de rage, demanda à l’officier français de les mitrailler immédiatement et de courir incendier leurs villages ; Ce n’était pas l’envie qu’il lui manquait, mais le commandant Wengy savait qu’avec ses effectifs présents aucun de ses hommes ne sortirait vivant en cas d’accrochage, aussi préféra –t-il maîtriser sa colère et rebrousser chemin. 

Le lendemain le 9 Mai, le commandant Wengy repartit pour tirer vengeance, à la tête d’une imposante colonne formée en bataillon de 5000 hommes, une compagnie de discipline de 100 hommes, deux obusiers de montagne, vingt cinq chasseurs d’Afrique et une vingtaine de saphis, sans compter les goumis fournis par les caïds du voisinage. 

L’ennemi se voyant enveloppé de toutes part, décida de se replier dés l’aube. A 10 heures, à peine rentré en garnison, les soldats reçurent l’ordre de se remettre en campagne .Les groupes de résistant qui avaient suivis cette retraite, débouchant dans la pleine de Bejaia par le passage de Bir Salem et le plateau d’Ighil Ou azzoug dévastèrent et incendièrent les maisons et les récoltes appartenant aux colons. S’étant déployé en grand demi cercle dont les ailes s’appuyaient au plateau de Bir Salem et aux conforts que domine Fort Clauzel, ils avancèrent en criant « ALLAH OU AKBAR » C’est ce qui explique le retour immédiat des troupes rentrées en garnison. Ceux qui déclenchèrent en masse une contre offensive, les patriotes repoussèrent ces assauts sans céder le moindre pouce mais perdirent ce jour là beaucoup des leurs du fait de la supériorité matériel de l’ennemi. 

Le 1er Juin 1851, Bou Baghla reparut à la tête d’une troupe qu’il avait rassemblée à Oued Ghir, Il campa tout d’abord à Ain Anou, puis effectua quelques mouvements vers le nord en attendant que les volontaires attendus eussent rejoint leur poste. 

Les Généraux Camou et Bosquet, informés de ces mouvements s’y rendirent immédiatement à la tête de 6000 hommes. Battus et ses troupes dispersées Bou Baghla se retira sur les hauteurs d’Ouzellaguen ou les gens d’Ighil N’Tara lui offrirent soutien et hospitalité.

 

 

 

 

 

 

publié par B.SLAOUTI dans: HISTOIRE
Lundi 15 Janvier 2007
Chronologie Française de 1954
 
1954 : création du Comité révolutionnaire d’unité et d’action (CRUA). 1er novembre
1954 : devenu FLN (Front de libération nationale), le CRUA déclenche la révolution algérienne.
1er novembre : proclamation du Front de libération nationale (FLN), qui fixe les objectifs de la lutte armée pour l'indépendance nationale par la restauration de l'Etat algérien souverain. Une vague d'attentats contre les Français en Algérie marque le début de la guerre.
5 novembre : le gouvernement français envoie des renforts militaires en Algérie.
24 novembre : François Mitterrand, alors ministre de l'Intérieur, prône le recours à la force. Décembre : création du Mouvement nationaliste algérien (MNA) de Messali Hadj. Les membres du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) sont arrêtés.
Chronologie Algérienne de 1954
13/15 Juillet 1954 :   - Congrès Extraordinaire du MTLD
Mars 1954 :- Création du comité Révolutionnaire pour l’unité et l’action.
17/18 Juin 1954 : – Mendès France est nommé premier Ministre.
25 Juillet 1954 :- Réunion des 22
10 Octobre 1954 : – Décision de l’organisation spéciale de structurer le Territoire National.
24 Octobre1954 : – Création du Front de libération nationale.
1er Novembre : Déclenchement de la Révolution
03 Novembre : Réactions françaises au déclenchement de la Révolution.
05 Novembre : Mort au champ d'honneur de Benabdelmalek Ramdane près de Mostaganem.
05 Novembre : Réactions politiques françaises
18 Novembre : Mort au champ d'honneur de Badji Mokhtar près de Souk Ahras.
29 Novembre : Mort au champ d'honneur de Belgacem Grine dans les Aurès.
23 Décembre : Début des opérations militaires
 
Chronologie Française de 1955
26 janvier : Jacques Soustelle est nommé gouverneur général d'Algérie.
31 mars : l'état d'urgence est proclamé dans les Aurès et la Grande Kabylie et la censure est instaurée.
18-24 avril : le FLN participe à la conférence du Tiers-monde à Bandoeng. La conférence exprime sa solidarité avec l'Algérie combattante.
16 mai : les effectifs de l'armée française en Algérie sont portés à 100 000 hommes. L'Assemblée générale de l'ONU vote l'inscription de l'affaire algérienne à l'ordre du jour.
20 août : massacres dans le Philippe villois. Le soulèvement de musulmans est sévèrement réprimé, faisant une centaine de morts.
30 août : en raison de l'extension de la rébellion armée, l'état d'urgence est proclamé dans l'ensemble de l'Algérie.
11 septembre : à Paris, première manifestation des appelés du contingent qui refusent de partir en Algérie. Septembre : inscription de la question algérienne à la 10e session de l'Assemblée générale de l'ONU. Grève des commerçants à Alger à la veille de l'ouverture de la session de l'ONU. Novembre : création des SAS, Sections administratives spécialisées.
29 décembre : L'Express reproduit des photographies de l'exécution illégale d'un rebelle algérien par un gendarme auxiliaire français, en août 1955.
Chronologie Algérienne de 1955
14 Janvier : Arrestation en Tunisie de Mustapha Benboulaïd, chef de la zone I
Chronologie Algérienne  de 1955
 
14 Janvier : Mort au champ d'honneur de Di douche Mourad, Chef de la zone II, dans la bataille de Boukarkar.
23 Janvier : Poursuite des opérations militaires et lancement des opérations Violette Véronique.
25 Janvier : Nomination de Jacques Soustelle en tant que gouverneur général en remplacement de Roger Léonard.
05 Février : Echec de la politique de Mendès France et chute du gouvernement français.
01 Avril : Approbation par l'Assemblée Nationale Française de l'application de la loi portant Etat d'urgence pour une durée de 06 mois.
15 Mai : Renforcement de l'effort de guerre français : Affectation de 15 milliards de francs pour mettre fin à la Révolution.
16 Mai : Le Conseil des Ministres français décide d'affecter 40 mille soldats supplémentaires et rappelle les réservistes pour renforcer l'effort de guerre française.
01 Juin : Jacques Soustelle annonce des réformes.
13 Juin : Parmi les batailles de l’ALN : Première bataille d'El Ha mima dans la wilaya I.
24 Juin : Arrestation de Lamine Debaghine.
13 Juillet : Naissance de l'Union Générale des Etudiants Musulmans Algériens.
20 Août : Début des attaques dans le Nord Constantinois.
22 Septembre : Batailles de l’ALN dans la wilaya I : Bataille d’El Djorf 1.
29 Septembre : Création des Services Administratifs Spécialisés.
01 Octobre : L’armement pendant la Révolution : Arrivée d’un lot d’armes et munitions à bord du bateau jordanien Diana.
01 Octobre : Début des attaques de l’ALN dans l’Ouest Algérien.
27 Octobre : Boudghine Ben Ali (Lotfi) rejoint les rangs de l’ALN.
30 Octobre Mort au champ d'honneur de Chihani Bachir, Chef de la wilaya I.
10 Décembre Soutien à l’effort de guerre français : Arrivée de 180 mille soldats en Algérie.
Chronologie Française de 1956
20 janvier : manifestations violentes à Tlemcen.
2 février : Jacques Soustelle est remplacé par Robert Lacoste.
6 février : Guy Mollet, président du Conseil, est accueilli à Alger par les manifestations d'hostilité des Européens. Il déclare que «la France doit rester en Algérie et elle y restera».
9 mars : manifestations d'Algériens à Paris contre le vote des pouvoirs spéciaux.
11 mars : l'Assemblée nationale vote les pouvoirs spéciaux au gouvernement Guy Mollet.
11 avril : le service militaire est porté à 27 mois, 70 000 "disponibles" du contingent de 1953 sont rappelés.
19 mai : l'Union générale des étudiants musulmans d'Algérie (UGEMA) lance un mot d'ordre de grève pour une durée illimitée, et invite les étudiants et les intellectuels à rejoindre le FLN et l'Armée de libération nationale (ALN).
22 avril : Pierre Mendès-France, ministre d'Etat sans portefeuille, en désaccord avec la politique algérienne du gouvernement, démissionne.
18 mai : en Algérie, 19 appelés français, arrivés depuis seulement une semaine, sont massacrés.
5 juillet : grève générale des Algériens, en France et dans le département d'Alger.
20 août: le congrès du FLN à la Soummam (Kabylie) définit les buts de guerre, fixe les conditions du cessez-le-feu, des négociations de paix et nomme le FLN comme seul et unique représentant du peuple algérien. Septembre : les effectifs militaires sont portés à 600 000 hommes en Algérie.
22 octobre : détournement par les autorités françaises d'un DC-3 de Royal Air Maroc qui transporte plusieurs dirigeants du FLN de Rabat à Tunis. Ben Bella, Ait Ahmed, Boudiaf, Khider et Lacheraf sont faits prisonniers. En représailles, plusieurs dizaines de Français sont tués à Mekhnès (Maroc).
Chronologie Algérienne de 1956
7 Janvier L’Association des Ulémas Musulmans proclame son autodissolution et son ralliement à la Révolution
19 Janvier Assassinat du Dr Benzerdjeb à Tlemcen.
24 Février : Création de l’Union Générale des Travailleurs Algériens
22 Mars : Mort au champ d’honneur de Mustapha Benboulaïd.
05 Avril : Désertion de Maillot déserte et rejoint les rangs de la Révolution avec une quantité d’armes
16 Avril : Mort au champ d’honneur de Souidani Boudjemaâ aux environs de Koléa
22 Avril : Ferhat Abbès dissout l’UDMA.
22 Avril : Ahmed Francis rejoint les rangs de la Révolution.
28 Avril : L’ALN fait face à une opération de ratissage nommée « L’espoir et le fusil »
06 Mai : Batailles de l’ALN à la wilaya I : Bataille de Djebel Boutaleb
19 Mai : Grève de l’Union Générale des Etudiants Musulmans Algériens qui rejoignent les rangs de la Révolution.
23 Mai : Arrestation de Aïssat Idir
07 Juillet : Batailles de l’ALN à la wilaya IV : Bataille de l’Ouarsenis
20 Août : Tenue du Congrès de la Soummam
23 Septembre : Mort au champ d’honneur de Zighoud Youcef à Sidi Ferghich
16 Octobre : L’armement pendant la Révolution : Les forces françaises arraisonnent le navire Athos avec à son bord 70 tonnes de munitions.
01 Novembre : Le FLN diffuse les résolutions du Congrès de la Soummam
08 Novembre : Batailles de l.ALN à la wilaya 6 : Bataille de Djebel Boukhil
09 Décembre : Batailles de l.ALN à la wilaya 6 : Bataille de Nsin’sa
26 Décembre : Batailles de l.ALN à la wilaya I : Bataille d’Ouled Rechach
Chronologie Française de 1957
7 janvier : la 10e division de parachutistes du général Massu est chargée du maintien de l'ordre à Alger. Début de la bataille d'Alger.
Janvier/février : recrudescence d'attentats à la bombe contre des civils et des militaires à Alger. Plus de 30 morts et une centaine de blessés. Fin février : de nombreux dirigeants du FLN sont arrêtés.
26 février : le quotidien L'Humanité publie la lettre d'un soldat français qui dénonce l'utilisation de la torture par l'armée française en Algérie. Un mois plus tard, le général Jacques de La Bollardière demandera à être relevé de son commandement en Algérie pour protester contre la torture. Mars : Larbi Ben M'hidi, à l'origine de la création du FLN, est assassiné par les parachutistes du colonel Bigeard après avoir été torturé.
13 avril : Djamila Bouhired, accusée d'avoir posé une bombe dans un café près de l'université d'Alger, est arrêtée. Torturée, elle signe des aveux. Son avocate, Gisèle Halimi, reçoit le soutien d'intellectuels français comme Simone de Beauvoir, Françoise Sagan...
28 mai : massacre de la population civile du douar Melouza par le FLN. Bilan : 301 morts et 14 blessés.
11 juin : arrestation de Maurice Audin, assistant de la Faculté des sciences d'Alger.
20 septembre : l'ONU inscrit la question algérienne à son ordre du jour.
29 novembre : l'Assemblée nationale vote la loi-cadre et la loi électorale de l'Algérie.
Décembre : violents combats dans l'est Constantinois. Assassinat de Abane Ramdane, principal organisateur du Congrès de la Soummam.
Chronologie Algérienne de 1957
01 Janvier : Création de la radio « la voix de l’Algérie »
07 Janvier : Début de la bataille d’Alger sous la direction du Général Massu
09 Janvier : Création du Croissant Rouge Algérien
28 Janvier : Début de la grève de huit jours
23 Février : Arrestation de Larbi Ben M’hidi
03 Mars : Décès sous la torture de Larbi Ben M’hidi
08 Avril : Création de l’équipe sportive du FLN
20 Avril : Batailles de l’ALN à la wilaya V : Bataille de Fellaoucène
28 Mai : Mort au champ d’honneur de Ali Mellah, chef de la wilaya VI
12 Juin : Le Parlement Français donne son accord pour la formation du gouvernement
Bourgès-Maunoury
19 Juillet : Batailles de l’ALN IV : Bataille de Djebel Bouzegza
05 Août : Reparution du journal El Moudjahid à Tunis
06 Août : Politique de scission du Sahara : Décret de Max Lejeune pour diviser le Sahara
28 Août : Tenue du 1er Congrès du Conseil National de la Révolution Algérienne au Caire
19 Septembre : Approbation par le Conseil des Ministres Français de la Loi Cadre relative à
L’Algérie
08 Octobre : Décès au champ d’honneur de Ali Ammar (Ali Lapointe) et Hassiba
Benbouali à la Casbah.
25 Octobre Réunion du Comité de Coordination et d’Exécution à Tunis
06 Novembre : Accord entre le Mouvement National et l’armée française pour étouffer la
Révolution
22 Décembre : Mort au champ d’honneur de Abane Ramdane au Maroc.
Chronologie Française de 1958
Janvier mai : bataille du barrage de l'est Constantinois.
7 janvier : début de l'exploitation du pétrole saharien.
7 février : un avion de chasse est mitraillé depuis Sakh.
8 février : le groupement aérien de Constantine décide, avec l'accord du général Salan, mais sans que le gouvernement français en soit averti, le bombardement de Sakhiet-Sidi-Youssef. L'opération fait 70 morts, dont 21 enfants d'une école.
15 avril : démission du gouvernement Gaillard. Crise ministérielle en France.
26 avril : manifestations à Alger en faveur de l'Algérie française. 30 000 Algérois demandent un Gouvernement de salut public après la chute du gouvernement Gaillard.
9 mai : après l'annonce par le FLN de l'exécution de 3 prisonniers militaires français, vive indignation et nombreuses manifestations à Paris et à Alger.
13 mai : prise du gouvernement général par les Européens à Alger. Un Comité de salut public est créé sous la présidence du général Massu, et on fait appel au général de Gaulle.
14 mai : Salan crie «Vive de Gaulle» à Alger. De Gaulle qui se déclare prêt à assumer les pouvoirs de la République.
28 mai : grande manifestation pour la défense de la République à Paris, de la place de la Nation à la place de la République.
1er juin : l'Assemblée nationale investit de Gaulle par 339 voix contre 224.
4 juin : dans un discours à Alger, de Gaulle déclare aux européens «Je vous ai compris».
19 septembre : formation du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA). Ferhat Abbas est le premier président du GPR.
28 septembre : la nouvelle Constitution est approuvée par référendum (79% de oui en métropole, 95% en Algérie). Naissance de la Ve république le 5 octobre.
3 octobre : de Gaulle annonce à Constantine un plan de développement en 5 ans pour l'Algérie.
23 octobre : dans une conférence de presse, de Gaulle propose au FLN la paix des braves.
19 décembre : le général Challe et Paul Delouvrier reprennent les fonctions du général Salan.
21 décembre : de Gaulle est élu président de la République.
Chronologie Algérienne de 1958
08 Janvier : Dissolution de l’Union Générale des Etudiants Musulmans Algériens.
08Février : Bombardement de Sakiet Sidi-Youcef.
19 Février : Le conseil des ministres français décide d’instaurer les zones interdites sur
Les frontières Ouest.
15 Avril : Multiplication des gouvernements français dont la chute est due à la
Révolution : Chute du gouvernement de Félix Gaillard.
25 Avril : Exécution de la condamnation à mort par guillotine du martyr Taleb
Abderrahmane.
28 Avril : Le Congrès de Tanger soutient la lutte du peuple Algérien.
13 Mai : Putsch du 13 Mai 1958
04-07 Juin : Visite de Charles de Gaulle en Algérie.
17 Juin : Mort du chef du Mouvement messaliste Mohamed Belounis.
28 Juin : Multiplication des opérations exécutées par les membres de la Fédération
27-28 Août : M’hamed Yazid présente un manifeste aux Nations Unies dénonçant la
Politique de la France.
19 Septembre : Création du Gouvernement Provisoire de la République Algérienne.
26 Septembre : Première déclaration du GPRA qui annonce l’ouverture de négociations avec
la France.
02 Octobre : Annonce du Projet socio économique de Constantine
23 Octobre : Charles De Gaulle propose la Paix des Braves au FLN.
03 Novembre : Evolution de la stratégie de l’ALN face aux opérations militaires.
02 Décembre : Charles De Gaulle est élu Président de la République Française.
08 Décembre : Les Nations Unies inscrivent la question algérienne à l’ordre du jour de leurs
Travaux.
Chronologie Française de 1959
30 janvier : de Gaulle renouvelle l'offre de paix en Algérie.
6 février : début du plan Challe, basé sur le principe de la pacification, en Oranie.
18 avril : le journal Le Monde divulgue le rapport accablant qu'a présenté Michel Rocard, jeune énarque socialiste, sur les camps de regroupement organisés par l'armée française en Algérie. Michel Debré, alors Premier ministre, dénonce une campagne de dénigrement téléguidée par le parti communiste.
5-12 juillet : opérations "Etincelles" dans le Hodna.
Fin juillet : début des opérations "Jumelles" en Grande Kabylie.
27-31 août : première tournée des popotes de De Gaulle en Algérie. "Moi vivant, jamais le drapeau du FLN ne flottera sur l'Algérie".
Début septembre : début des opérations "Pierres précieuses" en Petite Kabylie
16 septembre : de Gaulle proclame le droit des Algériens à l'autodétermination par référendum, propose sécession, francisation, association.
28 septembre : le GPRA refuse la proposition de De Gaulle. Il exige l'indépendance totale avant toute discussion.
10 novembre : appel de De Gaulle au cessez-le-feu.
28 novembre : Ben Bella et les dirigeants arrêtés en 1956 sont désignés comme négociateurs par le FLN.
Chronologie Algérienne de 1959
7 Mars : Transfert d’Ahmed Ben Bella et ses compagnons à la prison de l’île d’Aix.
28 Mars : Mort au champ d’honneur des colonels Amirouche et Si el Haouès.
18 Avril : Entrée en application du Plan Challe à1er Avril La France enferme plus de 9 Millions d’Algériens dans les camps de concentration.
05 Mai : Mort au champ d’honneur du Colonel Si Mohamed Bougara.
22 Juillet : Début de l’exécution de l’opération Jumelles dans la wilaya II.
29 Juillet : Mort au champ d’honneur de Si Tayeb El Djoghlafi, chef de la wilaya IV
27-30 Août : Le Général De Gaulle et la politique coloniale en Algérie.
01 Septembre : La Ligue Arabe adopte un certain nombre de résolutions dans le cadre du soutien arabe à la Révolution.
04 Septembre : L’Armée de Libération Nationale affronte l’opération Pierres précieuses.
16 Septembre : Charles De Gaulle reconnaît le droit de l’Algérie à l’autodétermination.
10 Novembre : Charles De Gaulle renouvelle son appel pour un cessez le feu.
20 Novembre : Le GPRA désigne Ahmed Ben Bella et ses compagnons pour entreprendre
Les négociations avec la France autour de l’autodétermination.
10 Décembre : Réunion du Conseil National de la Révolution et formation du deuxième
Gouvernement provisoire sous la présidence de Ferhat Abbès.
19 Décembre : L’Union Générale des Travailleurs Algériens rejette les résultats de
L’enquête sur la mort d’Aissat Idir.
 
Chronologie Française de 1960
19 janvier : le général Massu est muté en métropole pour avoir critiqué la politique du général de Gaulle.
24 janvier : début de la semaine des barricades à Alger. 22 morts et 150 blessés le premier jour.
13 février : explosion de la première bombe atomique française au Sahara
3 - 5 mars : deuxième tournée des "popotes". De Gaulle en Algérie insiste sur la nécessité d'une victoire complète et le droit de la France à rester en Algérie, mais parle d'une «Algérie algérienne liée à la France». Il renouvelle l'offre de négociations.
30 mars : le général Challe est démis de ses fonctions de commandant en chef en Algérie.
9 juin : rencontre entre de Gaulle et Si Salah à l'Elysée.
25/29 juin : entretiens de Melun avec les émissaires du GPRA. Les négociations échouent quand le GPRA se rend compte qu'il s'agit de discuter d'un cessez-le-feu.
5 septembre : discours de Gaulle. «L'Algérie algérienne est en route». Procès à Paris des membres du "réseau Jeanson" de soutien au FLN. Jean-Paul Sartre envoie une lettre au tribunal. 6 septembre : publication du "Manifeste des 121" sur le droit à l'insoumission en Algérie. Octobre : rafle d'Algériens à Paris et en banlieue
22 novembre : création d'un poste de ministre d'Etat des affaires algériennes, confié à Louis Joxe
23 novembre : départ de Paul Delouvrier, remplacé par Jean Morin, comme délégué général du gouvernement en Algérie.
9/12 décembre : dernier voyage de De Gaulle en Algérie. Manifestations populaires violentes à Alger, pour le soutien au FLN, au GPRA et à l'indépendance de l'Algérie.
20 décembre : les Nations unies reconnaissent à l'Algérie le droit à l'autodétermination.
Chronologie Algérienne de 1960
8 janvier : par référendum, les Français se prononcent à 75% pour le droit à l'autodétermination du peuple algérien.
Fin janvier : création de l'Organisation armée secrète (OAS) rassemblant des activistes européens contre l'indépendance de l'Algérie.
20 février : rencontre entre Georges Pompidou et le FLN en Suisse.
26 avril : échec du Putsch des généraux à Alger. Dans la nuit du 21 au 22 avril, les généraux Challe, Jouhaud, Zeller et Salan ont tenté de s'emparer du pouvoir. De Gaulle assume les pleins pouvoirs, aux termes de l'article 16 de la Constitution.
20 mai/13 juin : premiers entretiens d'Evian.
14 juillet : recrudescence des attentats de l'OAS.
20 juillet : nouveaux entretiens entre la France et le FLN au château de Lugrin. Les discussions achoppent sur la question du Sahara.
5 août : première émission pirate de l'OAS à Alger. Salan dirige l'OAS. Août/septembre : nombreux attentats du FLN et de l'OAS en Algérie.
5 septembre : de Gaulle admet qu'une Algérie indépendante et associée à la France aura vocation à réclamer le Sahara.
6 octobre: instauration d'un couvre-feu à Paris et en région parisienne pour les seuls Algériens, de 20 h 30 à 5 h 30 du matin, avec fermeture à 19 heures des débits de boissons tenus et fréquentés par les Algériens.
17 octobre : manifestations pacifiques de plusieurs dizaines de milliers d'Algériens dans les rues de Paris. La répression est brutale : des dizaines de morts, des centaines de blessés et plus de 10 000 arrestations. Des corps sont jetés dans la Seine. Automne : attentats de l'OAS en Algérie. Arrivée à Alger des brigades spéciales anti-OAS, les "barbouzes".
19 décembre: la CGT, la CFDT, l'UNEF, le PSU et le PCF organisent en France des manifestations en faveur de la négociation avec l'Algérie et contre l'OAS, qui a procédé les mois précédents à de nombreux attentats et assassinats d'officiers, de commissaires et de juges de la métropole.
Chronologie Française de 1961
 
05 Janvier : Le journal Le Monde publie le rapport de la Croix Rouge sur la torture en
Algérie.
18 Janvier : Le Conseil National approuve la création de l’Etat-major sous la direction
du colonel Houari Boumediene.
19 Janvier : Accroissement de l’activité de la femme durant la Révolution avec la participation de l’Union des Femmes Algériennes au congrès de Bamako.
13 Février : Première explosion nucléaire française à Reggan dans le Sahara Algérien.
08 Mars : Réunion du Conseil National de la Révolution Algérienne à Tunis.
27 Mars : Mort au champ d’honneur du Colonel Lotfi, chef de la wilaya V.
30 Avril : Deuxième explosion d’une bombe atomique française.
30 Avril : Accueil par les autorités de Krim Belkacem.
01 Mai : Utilisation par la France de bombes au napalm au sud de Aïn Sefra.
04 Mai : Visite de la délégation du GPRA au Vietnam dans le cadre de l’internationalisation de la question algérienne.
28 Juin : Début des négociations algéro-françaises à Melun.
05 Septembre : Charles De Gaulle évoque au cours d’une conférence l’Algérie Algérienne.
27 Septembre : Visite de Ferhat Abbès et Bentobbal en Union Soviétique et en Chine.
07 Octobre : Parmi les états qui ont reconnu le GPRA, l’Union Soviétique.
12 Octobre : Attaque de postes du groupe de Harkis à Paris.
16 Novembre : Charles De Gaulle déclare devant le Conseil des Ministres son intention
D’organiser un référendum sur l’autodétermination.
11 Décembre : Déclenchement des manifestations du 11 Décembre dans plusieurs régions du pays.
Chronologie Algérienne de 1961
11 Avril : Au cours d’une conférence de presse, Charles De Gaulle déclare qu’il n’est pas de l’intérêt de la France de rester en Algérie et affirme que l’Algérie est Algérienne.
 
10 Mai : Début effectif des négociations algéro-françaises à Evian.
20 Juillet : Reprise des négociations algéro-françaises à Lugrin.
13 Juillet : Mort du Colonel Si Salah Zaamoum.
9-28 Août : Réunion du Conseil National de la Révolution Algérienne et désignation de Benyoucef Benkhedda en tant que président du GPRA.
04 Novembre : Arrestation de Abderrahmane Farès.
06 Décembre : Journée anti-OAS (Organisation de l’Armée Secrète)
Chronologie Française de 1962
Janvier : attentats à Alger et en métropole commis par l'OAS et les anti-OAS.
8 février : manifestation, à l'appel des syndicats et de partis politiques, contre les exactions de l'OAS et pour la paix en Algérie. Violente réaction policière : 8 morts et plus de cent blessés au métro Charonne.
18 février : pourparlers des Rousses (Jura).
7 mars : ouvertures des négociations d'Evian.
16 mars : signature des accords d'Evian. Ils comprennent un accord de cessez-le-feu, applicable le 19 mars à 12 h, et des déclarations publiées par les 2 parties. La version française mentionne des pourparlers avec le FLN, la version algérienne avec le GPRA. Il ne s'agit pas d'un traité entre deux Etats, mais d'un programme commun proposé à la ratification par référendum (le 8 avril 1962 en France et le 1er juillet 1962 en Algérie).
19 mars : annonce officielle du cessez-le-feu en Algérie.
23 mars : insurrection et siège de Bab-el-Oued.
26 mars : à Alger, les troupes françaises ouvrent le feu sur une foule d'Européens qui manifestent contre les accords d'Evian et font 46 morts et 200 blessés.
8 avril : référendum en métropole. 90,7% des votants approuvent les accords d'Evian.
25 mai : réunion du Conseil national de la révolution algérienne (CNRA) à Tripoli
1er juillet et référendum d'autodétermination en Algérie. L'indépendance est approuvée par 99,72 % des votants.
3 juillet : de Gaulle reconnaît l'indépendance de l'Algérie.
5 juillet : proclamation de l'indépendance nationale. Bilan de la guerre : de 300 000 à 500 ou 600 000 morts selon les sources.
Chronologie Algérienne de 1962
 
09 Janvier : Seddik Benyahia remet le mémorandum du Gouvernement Algérien en réponse au mémorandum français.
27 Février : Manifestations de Ouargla pour dénoncer le projet de scission du Sahara
18 Mars : Signature des accords d’Evian par Krim Belkacem et Louis Joxe.
29 Mars : L’Exécutif Provisoire présidé par Abderrahmane Farès est chargé de gérer la
période de transition et préparer le référendum.
01 Avril : L’OAS intensifie ses opérations terroristes contre les Algériens.
28 Juin : Ahmed Ben Bella quitte Tunis à bord d’un avion égyptien.
01 Juillet : Référendum sur l’autodétermination.
05 Juillet : Proclamation officielle de l’indépendance
 
 
 
publié par B.SLAOUTI dans: HISTOIRE
Mercredi 27 Décembre 2006

 

 

 

Khaled El Hachemi ben Abdelkader petit fils de l’Emir Abdelkader naquit à Damas le 20 Février 1875. Il effectua ses études primaires dans sa ville natale ou il apprend la langue Arabe et le Français puis poursuit ses études secondaires à Paris au Lycée LOUIS LE GRAND. 

En 1892, il entra à l’académie militaire de St –Cyr en France, il sortit en 1897.

De 1907 à 1919, il participe dans les rangs de l’armée Française à des campagnes militaires notamment au Maroc et dans la première guerre mondiale. 

En Mai 1919, alors âgé de 44 ans, il revint en Algérie et écrit une lettre au Président des états unis (WILSON) dans laquelle il cite : « Nous nous attendions à vivre en paix cote à cote (les Français) et en association avec les nouveaux occupants nous basant sur les déclarations officielles et solennelles ». 

En voici la teneur : 

Nous avons l’honneur de soumettre à votre haute appréciation et à votre esprit de justice, un exposé succinct de la situation actuelle de l’Algérie, résultant du fait de son occupation par la France depuis 1830.

Dans une lutte inégale, mais qui a été cependant tout à l’honneur de nos pères, les Algériens ont combattu pendant 17 ans, avec une énergie et une ténacité incomparable, pour refouler l’agresseur et vivre indépendant. Le sort des armes ne leur fut malheureusement pas favorable.

Depuis 89 ans, que nous sommes sous la domination française, le paupérisme ne fait qu’augmenter chez nous, pendant que les vainqueurs s’enrichissent à nos dépens.

La convention signée par le 5 Juillet 1830 entre le général de Bourmont et le Dey d’Alger nous garantissait le respect de nos lois, de nos coutumes et de notre religion.

La loi de 1851 a consacré les droits de propriété et de jouissance existant au temps de la conquête.

En débarquant à Alger, le 5 Mai 1865, Napoléon III lançait un manifeste à la population musulmane ;

« Lorsqu’il y a 35 ans, disait il , la France à mis les pieds sur le sol Africain, elle n’est pas venu détruire la nationalité d’un peuple , mais au contraire affranchir ce peuple d’une oppression séculaire, elle a remplacé la domination Turque par un gouvernement plus doux, plus juste, plus éclairé….. ».

Nous nous attendions à vivre en paix, cote à cote et en association avec les nouveaux occupants, nous basant sur ses déclarations officielles et solennelles. 

Par la suite, nous nous sommes aperçus, hélas ! À nos détriments que d’aussi belles promesses ne devaient subsister qu’en paroles. En effet, comme au temps des Romains, les français refoulèrent progressivement les vaincus en s’appropriant les plaines fertiles et les plus riches contrées.

Jusqu’ a nos jours, on continue de créer de nouveaux centres de colonisation, en soulevant aux indigènes les bonnes terres qui leur restent, sous le prétexte intitulé « Expropriation pour cause d’utilité publique »

Les biens Habous, qui se chiffrant par des centaines de millions de francs, et qui servaient à l’entretien des monuments religieux et à venir en aide aux pauvres, ont été pris et repartis entre les européens, chose extrêmement grave étant donné la destination précise et religieuse qu’avaient assignée à ces biens leurs donateurs.

De nos jours , malgré la loi de séparation des Eglise et de l’état, le peu de biens  Habous qui reste est géré par l’administration Française, sous le couvert  d’une cultuelle dont les membres serviles ont été choisis par elle. Inutile d’ajouter qu’ils ne possèdent aucune autorité.

Contrairement à notre religion .l’administration profite de toutes les occasions surtout pendant cette guerre, pour organiser dans nos mosquées et nos lieux saints des manifestations politiques, En présence d’une foule composée surtout de fonctionnaires, on fait lire des discours préparés pour la circonstance, par les chefs de culte, et on pousse même le sacrilège jusqu'à faire participer la musique militaire à ces manifestations humiliantes pour l’esprit religieux du musulman.

Voila ce qu’on fait des déclarations du Général de Bourmont du 5 Juillet 183O et de la loi de 1851.

Pendant 89 ans, l’indigène a été accablé sous le poids des impôts : Impôts français et Impôts arabe antérieurs à la conquête et maintenus par les nouveaux conquérants.

 En consultant la balance des recettes et des dépenses de l’Algérie, on voit aisément que des indigènes surtaxés, la répartition du budget ne tient presque aucun compte de leurs besoins spéciaux. Plusieurs tribus sont sans route et la grande majorité de nos enfants sans école.

Grâce à nos sacrifices, on a pu créer une Algérie Française très prospère, ou la culture de la vigne s’étend à perte de vue ; le pays est sillonné de chemin de fers et de routes entre les villages européens .Pas loin d’Alger, on trouve des tribus entières, dont le territoire très peuplés. Pauvres et abruptes sont, sans voie de communication. Des agglomérations importantes sont dépourvues de tout. Comme au temps d’Abraham, on y puise l’eau avec des peaux de boucs, dans des citernes ou des puits à ciel ouvert. C’est ainsi qu’en tout et pour tout la part des plus nombreux est la plus faible, et la charge des plus pauvres est la plus forte.

Sous un régime dit républicain, la majeure partie de la population est régie par des lois spéciales qui feraient honte aux barbare eux-mêmes .Et ce qui est typique, c’est que certaine de ces lois qui instituent des tribunaux d’exception (Tribunaux répressifs et cour criminelle) datent des 29 Mars 1902 et 30 Décembre 1902.On peut voir là, un exemple de la MARCHE REGRESSIVE vers les libertés.

Pour que nous ne soyons pas taxés d’exagération, nous joignons à cette requête deux brochures écrites par deux Français d’Algérie :

MM.François Marneur, avocat à la cour d’appel d’Alger, et Charles Michel, conseiller général et maire de Tébessa .Elles sont édifiantes sur l’odieuse injustice de ces lois ;

Un autre exemple démontrera la violation de la parole donnée, la voici :

Avant 1912, les troupes indigènes étaient recrutées par voie d’engagement militaire, moyennant quelques avantages offerts aux engagés. Ces avantages furent supprimés progressivement et on arriva, en 1912, à la conscription obligatoire, d’abord partielle (10% du contingent), ensuite totale et cela malgré les énergiques protestations des indigènes. L’impôt du sang nous a été appliqué en violation des principes les plus élémentaires de la justice.

Appauvris , asservis  et avilis  par le droit du plus fort, nous n’avions jamais pu croire cependant, qu’une pareille charge, réservée aux seuls  citoyens Français, jouissent de tous les droits , viendrait un jour peser sur nos épaules.

Des centaines de milliers des nôtres sont tombés sur les différents champs de bataille, luttant malgré eux contre des peuples qui n’en voulait ni à leur vie, ni à leur bien.

Les veuves, les orphelins et les mutilés de cette guerre ont des traitements ou des subsides inférieurs même à ceux des néo-français. Beaucoup de blessés, incapables de tout travail, viennent grossir les rangs des malheureux qui pullulent dans les villes et les campagnes.

Il est bien facile à l’observateur impartial, de constater la grande misère des indigènes .A Alger même, des centaines d’enfants des deux sexes déguenillés et rachitiques, traînent leur misère dans les rues en sollicitant la charité publique.

En présence de ces faits navrants, le gouvernement Général de l’Algérie reste absolument indifférent.

Sus le fallacieux prétexte de ne pas porter atteinte à la liberté, les mœurs sont complètement relâchées et les boissons alcooliques sont servies à profusion aux indigènes dans les cafés.

En vaincus résignés, nous avons supporté tous ces malheurs, en attendant et en espérant des jours meilleurs.

La déclaration solennelle suivante : » Aucun peuple ne peut être contraint de vivre sous une souveraineté qu’il répudie », faite par vous en Mai 1917 dans votre message à la Russie , nous laisse espérer que ces jours sont enfin venus.

Mais sous la tutelle draconienne de l’administration algérienne, les indigènes sont arrivés à un degré d’asservissement tel, qu’ils sont devenus incapables de récriminer, la crainte d’une répression impitoyable ferme toutes les bouches.

Malgré cela nous venons au nom de nos compatriotes, faire appel aux nobles sentiments de l’honorable Président de la libre Amérique :

Nous demandons l’envoi de délégués choisis librement par nous pour décider de notre sort futur, sou l’égide de la société des nations.

Vos 14 conditions de paix mondiale, Monsieur le Président, acceptées par les alliés et les puissances centrales, doivent servir de base à l’affranchissement de tous les petits peuples opprimés, sans distinction de race ni de religion.

Vous représentez aux yeux du monde entier le digne porte drapeau du droit et de la justice, Vous n’êtes entré dans cette guerre gigantesque que pour les étendre à tous les peuples. Nous avons une foi ardente en votre parole sacrée. Cette requête est faite pour éclairer votre religion et attirer votre bienveillante attention sur notre situation de parias.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’assurance de notre haute considération.

publié par B.SLAOUTI dans: HISTOIRE
Samedi 09 Décembre 2006


Après la signature par les  deux parties du traité de TAFNA le 30 Mai 1837, le maréchal VALLEE s’appliquait à consolider sa puissance, l’Emir Abdelkader quant à lui cherchait à reconstituer la nationalité Arabe dont il est le souverain.
Dans son article 2 entériné par l’Emir Abdelkader il lui est reconnu uniquement d’administrer la province d’Oran celle du Titterie et une partie de celle d’Alger.

L’Emir Abdelkader voyait surtout d’un œil jaloux l’autorité Française qui allait prendre racine dans la majorité du territoire du pays en regrettant quelque peu les dispositions du traité de Tafna.
Il attendit qu’on lui fournisse un prétexte pour recommencer une lutte, les hommes étaient aguerris, les magasins largement approvisionnés, il ne lui manquait plus que de solides alliances et il comptait les trouver Chez le marabout Tidjani de Laghouat et parmi les tribus kabyles.
Il leur écrit :
«Allah s’est servi des infidèles pour chasser les tyrans (Turcs) : il faut maintenant se réunir contre les infidèles ».
Les kabyles sous le commandement de si Chérif Ben Salem qui les conjura au nom du prophète à se joindre à l’Emir pour chasser les infidèles n’ont pu êtres approvisionner davantage en munitions lors de l’attaque de la garnison de BOUDOUAOU.
Devenus chair à canons après une lutte de douze heures ils abandonnèrent le champ de bataille sans consentir à voir l’Emir ni aller plus loin.
Ce dernier étant préoccupé dans la pleine de la Mitidja à l’offensive des troupes françaises qui avaient reçu des renforts pour occuper Blida et la chiffa.
L’Emir Abdelkader en voyant ses efforts peu soutenu contre l’implantation de la colonisation dans la MITIDJA, se décida de faire une visite aux arches kabyles de la vallée de la Soummam.
Il toucha d’abord les Zammoum, les kaçi et certaines familles maraboutiques de moindre importance.
Il s’était avancé à la fin de 1837 dans le Hamza (Bouira) ou il exécuta dans les premiers jours de 1838 une grande Razzia chez les Ouled Zitoun.
En juin 1838, l’Emir Abdelkader se rend chez le marabout TIDJANI de Laghouat, chef d’une famille illustre et qui exerçait sur les tribus environnantes une sorte de souveraineté. La ville populeuse et riche protégée par de solides remparts devait offrir à l’Emir Abdelkader de précieuses ressources et pouvait devenir la capitale de son royaume.
Abdelkader somme donc TIDJANI d’abord de le reconnaître comme chef des arabes et de lui livrer la ville - TIDJANI refusa.
L’Emir Abdelkader crut qu’il lui serait facile de vaincre l’obstination du cheikh, mais sa troupe constamment harcelée fut impuissante et après huit mois de lutte opiniâtre, il dut lever le camp.
En 1839, l’Emir Abdelkader revint en Kabylie et tenta d’attirer à sa cause les populations de la Kabylie de la vallée de la Soummam.
Présentez-vous en pèlerin, lui dirent les cheikhs, vous serez le bien venu, mais gardez vous de parler en maître !
Il passa à AKBOU ou il s’entretient avec les marabouts et les notables, il descendit ensuite dans la vallée pour s’arrêter à la Zaouïa de sidi Maamar en face de Bejaia, L’un de ses serviteurs pour une raison inconnue de l’assistance mais porteur d’un message prit son cheval et parti au galop vers Bejaia. Quelques jours après, un courrier venant du commandant de la place vint solliciter audience à l’Emir.
Pour ce dernier il n y avait là rien de surprenant un simple échange de courtoisie entre allié suivant le traité de la TAFNA.
Les kabyles ne comprirent pas « ces échanges de courtoisie. » ils l’accusent de violer l’hospitalité en entretenant des bons rapports avec l’ennemi qui peut en n’importe quel moment surgir sur eux. Ils profèrent des menaces d’arrêter l’Emir Abdelkader.
Cependant des notables et marabouts intervinrent pour défendre l’Emir Abdelkader qu’ils accompagnèrent au delà de la limite kabyle de la région.




publié par B.SLAOUTI dans: HISTOIRE
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Tribu des Ath waghlis en petite kabylie
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  •  Histoire d’Algérie de 1830-1962 du ministère  des anciens Moudjahiddines Algérie

 

  •   Guerre d’Algérie INA /France
  •    Guerre d’Algérie HENRI ALLEG
  •    De la préhistoire à la Kahina de G.Mouloud
  •    Annales Algériennes- Pélissier de Reynaud
  •    Colonisation de l’Algérie 1830- 1860-Achille Fillias.
  • Chronologie de gueurre d'algérie par Catherine  Gouëset
  • La comparaison des chronologies Française et Algérienne peut être consultée  sur l'Album photos  ci-dessous .    

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