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Samedi 05 Janvier 2008
publié par B.SLAOUTI dans: AIT-DAOUD
Jeudi 06 Décembre 2007

Consulter l'album photo de Sidi-Aich  ci-contre

avec les anciennes photos de la ville.


(Le téléchargement et la copie des photos sont libres ).


 

publié par B.SLAOUTI dans: AIT-DAOUD
Lundi 03 Décembre 2007

Le arch des Ath waghlis récolte une quantité d’olive réputée comme étant la plus importante de la wilaya de Vegaith et l’huile ainsi obtenue est d’une limpidité parfaite et posséde l’arôme de l’olive bien après son stockage.

Pendant la période de la récolte, les villages semblent assoupis étant donné que toutes les familles sortent dans les champs.
Ramassés un à un, les olives sont entassées en plein air à même le sol préalablement nettoyé ou dans des clayons faits de roseaux et de branchage agencés en récipients cylindriques.
L’écrasement se fait à mesure des besoins et parfois dure jusqu’au printemps lorsque la récolte est abondante.
Le plus souvent ce sont des équipes de femmes qui s’en charge, entre voisines et il n’est pas rare de les voir aider un âne chétif à mouvoir la lourde meule du moulin, ou bien unir leurs efforts pour serrer la longue vis découpée généralement en plein cœur d’un frêne du pressoir qui ruisselle à volonté de cet or liquide qu’est l’huile des Ath waghlis.
Et l’on ne sait s’il ne faut plaindre ces pauvres femmes qui peinent à un travail souvent au dessus de leurs forces, ou admirer l’exemple qu’elles donnent, la primitive beauté.
L’original grandeur dont elles parent le décor, souvent en grisaille, de leurs somnolents villages est devenu caduc avec l’avènement des huileries modernes.

Vieille Maasra à ait Daoud appartenant au regretté CHABOUR OUALI


publié par B.SLAOUTI dans: AIT-DAOUD
Samedi 17 Novembre 2007


Les femmes des ath waghlis sont très libres dans la tribu. Elles travaillent dans les champs avec leurs maris. Elles suivent les hommes au combat notamment durant la guerre de libération ou elles restent peu éloignés de l’action et pansent elles même les blessés.
Les mœurs des ath waghlis comme celles de la kabylie en général n’abaissent pas la femme au rang d’infériorité humiliante.
Elle jouit au contraire de beaucoup de considération.
On raconte que dans les rapports entre tribus, les femmes des chefs kabyles les plus influents obtiennent souvent au nom de leur tribu, des concessions qui seraient refusées à la demande de leurs maris.
En général, le mari est le chef de famille et maître absolu. En son absence c’est le fils aîné .celui ci figure alors dans les assemblées ; mais si le chef de famille est présent, les fils n’ont plus le droit de s’y montrer. Cette autorité du père ou du mari se manifeste à tous les instants, en public comme dans l’intérieur de la maison. Elle est si entière que le chef de famille peut menacer et frapper une femme rebelle ou un fils désobéissant. Plus communément il se borne à bannir celui-ci de sa présence en l’expulsant avec éclat du domicile paternel pour un temps .Quant à la femme sans retard est toujours permise.
Ce respect du waghlissi en général s’adresse à un degré encore plus marqué à l’aïeul et à l’aïeule, laquelle même femme est rangée sur la même ligne que l’homme.
En principe même les vieillards dans les Arches, surtout dans la famille, sont l’objet non seulement du respect ordinaire mais d’une sorte de vénération et de culte.
Chez les Ath waghlis, les traditions se propagent de génération en génération par de simples récits qui restent gravés avec une fixité remarquable dans la mémoire des survivants.
Est il étonnant que celui qui a le plus appris, le plus raconté, le plus captivé l’attention et satisfait les esprits ardents, les imaginations exaltées, trouve des intentions bienveillante et une soumission respectueuse et reconnaissante.
Chez les Ath Waghlis, les jeunes filles sont surveillées et gardent, grâce à cette précaution, leur chasteté ; sinon, elles seraient gravement compromises.
Elles vont à visage découvert, les jeunes gens peuvent donc les voir, les aimer et chercher à leur plaire. Les amants se concertent alors pour obtenir d’être unis et préparer toutes les conditions dans ce but.
En ce qui concerne les costumes locaux nous expurgeons ci-après le texte de AUGUSTE VELLER du livre « la commune mixte de SIDI-AICH » que nous trouvons juste et qui rapporte fidèlement ce qui suit :
« Les femmes ont habituellement, outre de la gandoura, une sorte de robe de toile (l’haf) généralement ouvert sur les côtés et retenue à la taille par une ceinture avec une multitude de cordelettes en laine (AGGOUSS).
Les plus aisées portent aussi quelquefois, en hiver une espèce de couverture (Ballitat) retenue sur les épaules au moyen d’agrafes en argent.
En général elles marchent pieds nus dans l’intérieur de leur habitation comme au dehors.
Leurs principaux ornements consistent en boucles d’oreilles (thimengouchines)ayant la forme d’anneaux d’une grandeur quelque fois démesurées ; en collier en argent ou en cuivre (Acherour) en bracelet (Imakiassen)en argent .Les plus riches portent aux pieds de larges anneaux (Akhelkhal erdiff) ornés de pierre de corail ornement actuellement disparue.
Quelque uns de ces Bijoux sont fabriqués localement au village d’EL FLAY mais la plus grande partie provient d’Ath Abbés.
Les coutumes des Ath waghlis ou de la commune mixte de sidi-Aich sont absolument les mêmes que celles des kabyles des Bibans et des Babors.

publié par B.SLAOUTI dans: AIT-DAOUD
Mercredi 13 Juin 2007

Ath Waghlis a comme limite au nord la foret d’AKfadou qui se compose d’une réserve d’une inégalable grandeur et d’une somptueuse beauté, grâce à la diversité de ses décors : ravins encaissés ou plateaux étendus, futaies ou taillis, clairières et fourrés, sous bois variés, depuis l’épaisse broussaille que tolère le chêne liège au feuillage léger, jusqu’au gazon épais de vieux peuplements d’AFARES ou de ZEEN.
Ceux qui savent trouver intérêt aux milles détails de la vie d’une forêt feront étape en ces parages reposants, pour y goûter la joie profonde d’une promenade matinale ; prendre plaisir à découvrir un champignon, admirer le coloris moucheté d’une roche moussue, la patine d’une vieille écorce, la puissance d’un chêne géant ; savourer, l’harmonie somptueuse d’une touffe de fougère au creux d’un arbre, la grâce d’un buisson, le cours sinueux d’un ruisseau, les sources d’eau douce (TAMSEGHOUT).
En bref flâner à loisir, l’esprit dégagé de tout souci, que de menues joies dont l’agréable répétition composera une heureuse sensation de bien être !
A l’ouest AOUZELLEGUEN ou l’olivier garnit davantage le fond, la plaine parfois très étendue, des forets cultivées, d’une nonchalance et d’un charme tout particulier.
Au sud l’oued Soummam fleuve qui s’étend à perte de vue, sous une parure bigarrée de tamarins et de lauriers-roses, d’olivier et de jujubiers sauvages et puis la ville de SIDI AICH au bord d’une courte falaise dont l’extrémité se pare de la modeste kouba sous laquelle repose le saint AICH d’où lui vient ce nom.
Sidi Aich est un centre à la fois commercial et industriel (Usine à huile et figues sèches) ou l’astuce kabyle se joue de la mésentente des Européens à l'époque coloniale.
A l’est bien entendu la route menant à Bejaia et aux mines de fers de TIMEZRIT qui méritent d’être citées pour son adaptation aux misères et aux nécessités de la crise économique de l’époque.
Ath Waghlis a donc une superficie de 10450 hectares avec une population qui avoisine 100 000 habitants. L’Arch est aisé de cultivateurs et de commerçants avisées, instruits dans de nombreuses écoles datant de plus de deux siècles. De gros villages à flanc de coteaux, en un immense verger d’oliviers et de figuiers.
Une population souvent difficile à manier, éprise de justice et de bien être elle considère même la paresse comme une honte.
Ils mènent une vie double, à l’européen au dehors, à la kabyle chez soi. Un sens aiguisé de l’opportunisme en définitive mais l’ensemble finit par composer une ambiance assez particulière à laquelle les nouveaux venus ont longtemps peine à s’habituer.
Awaghlissi est de constitution forte et robuste, il est bien fait de corps et dépasse rarement la taille moyenne. Il est très agile et d’une adresse de tous les exercices du corps. Il est très sobre et dés son jeune age, il est habitué au travail rompu à la fatigue.
Le waghlissi tient à sa fierté et sincèrement attaché à la famille et possède l’amour de la patrie.


Il tient beaucoup à sa parole et il ne trahit pas même un ennemi quant il le prend sous sa protection (L’AANAYA). Sa grande qualité c’est qu’il vit en harmonie avec la population européen quand il se trouve en contact permanent avec elle.
Ci après le commentaire d’un colon écrit en 1846 sur cette riche contrée de l’Algérie.

 


 

 









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Pseudo: B.SLAOUTICatégorie: Familles et EnfantsDescription:
Tribu des Ath waghlis en petite kabylie
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BIBLIOGRAPHIE :

 

CD-ROM

  •  Histoire d’Algérie de 1830-1962 du ministère  des anciens Moudjahiddines Algérie

 

  •   Guerre d’Algérie INA /France
  •    Guerre d’Algérie HENRI ALLEG
  •    De la préhistoire à la Kahina de G.Mouloud
  •    Annales Algériennes- Pélissier de Reynaud
  •    Colonisation de l’Algérie 1830- 1860-Achille Fillias.
  • Chronologie de gueurre d'algérie par Catherine  Gouëset
  • La comparaison des chronologies Française et Algérienne peut être consultée  sur l'Album photos  ci-dessous .    

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