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Mardi 29 Mai 2007

                       La mosquée d’Ait-Daoud, nouvellement restaurée uniquement par le travail de volontariat et dons des villageois.Elle est située dans la partie sud du village à l’angle de la route reliant l’hara n’Ath chaabane, Assoughène et l’hara n’Ath Slimane.

 

  Le projet de restauration est mené à bien grâce à la coordination du comité du village et la surveillance quasi permanente du Président du comité Mr Chabour Laaziz avec l’assistance des membres superviseurs MM. Slaouti Aissa, Djaker Khelifa et Dahoumane cherif. 

Le Chef de projet Mr IDIR FERHAT consulte également sur l’aspect religieux Cheikh Farid  Gadfel Malek et Slifi Nasser.

Les deux salles de prières de formes rectangulaires dont l’une ne donne pas de plein pied dans la rue puisqu’elles sont construites suivant la très forte dénivellation du terrain.

Deux préaux annexes de la mosquée même rebâtis sont considérés comme « DJEMAA »- Des bancs en béton sont vaste à telle enseigne qu’on à pas besoin de se serrer.   Les villageois peuvent s’asseoir sur les dalles filantes en ciment et peuvent même bavarder, s’allonger et faire la sieste.

Dans cette Djemaa, nos aïeux n’avaient aucun doute sur la valeur de l’enseignement que les enfants pouvaient tirer des sages séances ; c’était profitable : on écoutait tout.

Le minaret est l’œuvre du coffreur vétéran des Ath waghlis, slamani Djilali reste fidèle à l’architecture maghrébine et s’élève sur une hauteur de 20 mètres qui non seulement est impressionnante, mais rappelle une grandeur imposante.

La façade se trouve donc complètement refaite et elle rappelle aujourd’hui la mobilisation des villageois dans des moments difficiles et leur solidarité avec pour ambition d’ériger un édifice impérissable.

 

 

 

publié par B.SLAOUTI dans: AIT-DAOUD
Lundi 27 Novembre 2006

Le général TREZEL qui arrive en Algérie en même temps que Monsieur ROVIGO persuade le ministre de la guerre d’entreprendre une expédition contre Bougie et fût chargé de la diriger.

Il part à TOULON pour presser l’expédition qu’il préparait et prit le départ le 20 septembre 1832 et n’a pu se trouver en rade à Bejaia que le 29 septembre de la même année.

Il avait divisé son armée en trois colonnes dont chacune avait une tâche.

A peine les navires se trouvèrent t ils à portée des canons de la place qu’ils furent accueilli par un feu très vif d’artillerie.

Malgré une grêle de balles qui tuèrent beaucoup de soldats Français, les trois colonnes débarquent et occupèrent toutes les positions désignées préalablement à leurs attaques.

La nouvelle de la prise de Bejaia se répand comme un coup électrique parmi les tribus qui habitent les hautes vallées (parmi elles la tribu des Ath waghlis, de Fenaîa et Toudja …) et le 1er octobre elles assaillent avec fureur les postes Français.

La poste kabyle de GOURAYA restait cependant difficile à conquérir ce qui a permi aux kabyles de repartir plusieurs fois à la charge et l’occupation de Bejaia ne fut qu’une suite continuelle de combat.

Connaissant parfaitement cet état  de fait consigné certainement dans les différents rapports de l’armée Française , le maréchal Bugeaud fit une expédition dans la petite Kabylie au mois de Mai 1847 combiné avec des troupes de divisions d’Alger et de constantine.

Le 15 mai, Bugeaud campait à Sidi Moussa prés de TINBDAR des Ath Waghlis (endroit choisi plus tard par le général DELPIERRE pour mener à bien l’opération Jumelle en 1959).

Le 16 Mai, Il attaqua et prit d’assaut le village AZROU, puis ceux de Ath aîdel, Illoula et Ath waghlis. Le village fut brûlé et le cheptel saisi.

Les populations qui échappèrent au massacre s’étaient réfugiées dans les montagnes voisines presque toutes inaccessibles

En 1848, l’impérialisme Français décida de livrer cette région à la colonisation en chargeant MARLOT DE WENGI de faire le vide autour de Bejaia.

Marlot s’y employa avec acharnement : Villages incendiés, prisonniers fusillés, bétail saisi, vols et viols, rien ne fut épargné.

Les populations qui réussissent à échapper à cet enfer se regroupèrent dans les montagnes voisines des babors et des Bibans, mais démunies de moyens pour reprendre par la force leurs terres et ce qui restait de leurs biens, ils sollicitent un arrangement qui aboutit au paiement d’un impôt de guerre et d’accepter sans conditions les terres archivées aux possession des colons.

Ces conditions, quoique très durs furent admises pour reprendre momentanément leur activité, mais ces tribus demeurent récalcitrantes et un vent d’insurrection soufflait dans la vallée de la Soummam.

Les Ath Waghlis, les Ath yimmel et Tifra attaquèrent le 21 Mai 1850, la colonne du Général Barral ; celui-ci fut mortellement blessé, mais la victoire demeura dans son camp. Les villages insurgés furent comme d’habitude livrés aux flammes. Ce qui emmena certaines tribus désireuses d’éviter de tels massacres chez les leurs à faire leur soumission. Les pauvres tribus qui ne vivaient que du colportage et sans ressources furent de ceux qui demandèrent la paix en se déplaçant jusqu’à Aumale (Sour el Ghozlane) ou se trouvait non seulement le commandement militaire Français mais également  ville natale de Bou Baghla qui organisa alors son action dans les profondeurs de la vallée de la soummam en Mars 1851.

 

publié par B.SLAOUTI dans: AIT-DAOUD
Mardi 21 Novembre 2006

RECHERCHES ET OBSERVATIONS ETABLIES PAR UN COLON EN 1887 POUR EN JOUIR DES TERRITOIRES DE LA VALLEE DE LA SOUMMAM ET DES COTEAUX QUI L’ENVIRONNENENT 

 La tribu des Ath waghlis est une des plus riche et des plus forte de la vallée de la soummam.

Son territoire s’étend du pied de la montagne d’Akfadou jusqu’au bord de la soummam.

La montagne d’Akfadou est une des plus élevée du Djurdjura. Les sources sont très nombreuses sur cette montagne ; elle est couverte d’une foret vaste de pives dans laquelle vivent un grand nombre d’animaux féroces et des singes.

La tribu des Ath waghlis est très riche en huile d’olive. Elle récolte aussi beaucoup de céréales, du lin et des fruits de toutes espèces. Elle possède une grande quantité de ruches de miel ; et est très riche en bestiaux. On y fabrique des toiles de lin, des étoffes de laine .Elle a beaucoup d’ateliers de menuiseries pour ses besoins et pour ceux des tribus voisines. Il s’y trouve un grand nombre de forges pour la confection des instruments aratoires ; elle fabrique aussi beaucoup de savon.

Les Waghlissi font divers ouvrages, tels que couffins de toute dimensions et des cabas pour le travail des pressoirs à huile d’olive. C’est à Ath waghlis que les tribus voisinent s’approvisionnent de tous ces objets.

 

Le Waghlissi est d’une constitution forte et robuste est bien fait de corps, et il dépasse rarement la taille moyenne. Il est très agile et d’une adresse extrême sur tous les exercices du corps .Il est très sobre et dés son jeune age il est habitué au travail et rompu à la fatigue. Le waghlissi a beaucoup de fierté, on ne le verra jamais s’avilir par des bassesses.

Il est bon agriculteur, et cultive avec soin les terrains dont il est propriétaire. Doué d’une rare intelligence, il exerce avec beaucoup d’adresse toutes les professions industrielles nécessaires à son existence. Ainsi il fabrique lui-même les toiles et les étoffes de laine qui lui servent à confectionner ses vêtements. En plus des moulins à farine et des moulins à huile. Il fabrique également des armes à feu et des armes blanches et tous les munitions de guerre. Les Waghlissi construisent en bonne maçonnerie leurs maisons et leur établissement industriels.  

Il tient à sa parole ; s’il contracte une alliance, cependant il peut la rompre ; mis il le fait loyalement et sans manquer jamais à la fois juré.

Les devoirs de l’hospitalité sont sacrés pour lui ; il ne trahit pas même un ennemi quand il le prend sous sa protection. Prédisposé, par son caractère, à se rapprocher de la civilisation, il s’attache sincèrement à l’homme civilisé, lorsque quelques circonstances le mettent en rapport intime avec lui.

 Le Waghlissi est sincèrement attaché à sa famille et il possède un amour très profond de la patrie. Cependant il vivra en parfaite harmonie avec la population européenne, quand il se trouvera en contact permanent avec elle.

Le marché de cette tribu qui se tient le mercredi est très fréquenté ; elle est très commerçante et très riche en numéraire.

Ath waghlis peut mettre sous les armes deux milles cinq cents fantassins.

 

publié par B.SLAOUTI dans: AIT-DAOUD
Lundi 13 Novembre 2006

 L’opération « jumelle » est lancée par l’armée Française le 22 Juillet 1959 notamment dans la wilaya III.

Après la mort du colonel AMIROUCHE le 29 Mars 1959 au Djebel Thameur près de BOUSSAADA, c’est le commandant Mohand ouelhadj qui lui succéda pour affronter avec ses troupes plus de 35 000 soldats Français qui se sont répandus dans les monts d’AKFADOU dirigés par le Général Challe, assisté des généraux Delpierre et Faure.

Les villages ont été encerclés et il est fait obligation à la population de ne pas sortir pendant le déroulement des opérations sans l’autorisation préalable des soldats Français.

Le Général Faure s’est installé dans l’AKFADOU partie Nord Est des Ath Waghlis et le Général DELPIERRE au versant EST, précisément au village de TINEBDAR.

Ces zones considérées comme Zones refuges ont été visées car on espérait y détecter et annihiler les plus grandes unités de l’ALN.

Il n’en est rien puisque les moudjahidine prévoyait de longue date cette opération : Il se sont en effet dilué en petits groupe et pris les devants pour connaître tous les mouvements des troupes Françaises dés le déclenchement de l’opération.

Ainsi, SI LAKHDAR commissaire politique de la mintaka des ATH WAGHLIS au sein de la Wilaya III avait trouvé l’idée ingénieuse qui consistait à surveiller constamment les entrées et sorties des soldats Français à partir du village ATH OUVELAID.

Ce village largement en hauteur et dominant les villages avoisinants devait sans faute fermer les fenêtres de la petite mosquée en signe d’alerte sur constatation de sortie et progression des soldats Français vers les villages.

Dés leur apparition, l’alerte fut donnée rapidement et les petits groupes de moudjahidine quittent les villages et partent immédiatement se dissimuler dans des petites caches en pleine nature ou à proximité des villages.

Par cette manoeuvre, il en découle la médiocrité des résultats atteints par l’armée coloniale incitant le général CHALLE à généraliser des unités au plus prés des villages pour y obtenir les renseignements nécessaire, empêcher le ravitaillement, allant même jusqu ‘a obliger la population d’emprunter un seul et unique chemin et de porter sur l’avant bras un tampon humide pour toutes sorties vers les champs. (Un rassemblement à clarifier d’ailleurs à la population que tout homme ou femme intercepté par l’armée Française dans la nature sans ce tampon est considéré comme fellagha et immédiatement liquidé).

Mais même par ce passage obligé, les femmes continuaient de ravitailler les moudjahiddines par le biais des vanneries remplies de fumier nauséabond faisant mine de sortir pour fertiliser les terres.

Les soldats Français ne se sont jamais rendus compte que ces femmes transportaient en réalité enfouis dans ces vanneries toute sorte d’aliments et d’objets pour les besoins des moudjahiddines.

Challe s’est rapidement rendu compte que cette opération n’a aboutie en définitive qu’a peu de résultats : les semaines tragiques commencent alors, par des brutalités et des tortures en masse avec un blocus alimentaire.

Malgré ces pressions de toute sorte Challe s’est dit « je n’ai pas frappé mortellement l’adversaire » mais il a tout simplement omis de dire que cet adversaire est non seulement aimé mais soutenu par la population des Ath Waghlis

 

 

 

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publié par B.SLAOUTI dans: AIT-DAOUD
Jeudi 09 Novembre 2006
LES ATH WAGHLIS EN EUROPE,
 
Même s’ils persistent à vivre en un cycle fermé, les Ath waghlis occupent quelque régions de France, leur intégration complète serait sans doute affaire de relativement peu de temps ; par la force d’un voisinage et d’un exemple immédiats auxquels ils ne pourraient se soustraire et qu’a vrai dire ils recherchaient même.
Composant, au même titre que la majorité des habitants de l’Espagne, de l’Italie et de la France, un des éléments de la race méditerranéenne, les Ath Waghlis méritaient déjà d’entrer en nombre et sans délai dans la cité Française, si l’on tient uniquement compte de leur évolution individuelle, et de leur formation sociale en rapport avec leur développement intellectuelle.
 
Ainsi le recensement de 1911 en France indique que les ouvriers européens sont au nombre de 84 524 répartis dans les chemins de fer , les fabriques de tabac, les entreprise mécaniques , les ateliers artisanaux. Les fonctionnaires, cadre et employés sont de 38 899. A la même époque, les ouvriers Algériens (majorité iwaghlisssen) sont de 64 183 pour 21 634 employés. Il s’agit bien sur des salariés non agricoles.
Au recensement de 1948, les chiffres correspondants ont évolué de la façon suivante : En ce qui concerne les européens, 91 260 ouvriers (une très faible augmentation) et 99 056 fonctionnaires, cadres et employés (le double des effectifs de 1911). Du côté Algérien 212 723 Ouvriers (remarquez que le chiffre a triplé) et 43 307 fonctionnaires, cadres et employés (Résultat au 31 octobre 1948).
Ceci prouve sans équivoque que la France est bel et bien bâtie notamment par des Algériens, mais pendant la guerre de libération il y a eu maturité de sentiment patriotique avec le retour des travailleurs de France dont les quasi majorité sont des Ath waghlis ;
Ainsi 4217 Algériens sont de retour en Février 1955 et 8756 en février 1956, ce qui a incité ROBERT LACOSTE de soumettre en vertu des pouvoirs spéciaux tout entrée en Algérie à une autorisation préalable. D’autres travailleurs tentent de rentrer par la Tunisie, repérés ils sont tout de suite rembarqué pour la France. 
Parmi ces Algériens : il en est qui ont fondé des familles Françaises, loin de leur terre natale et ils sont nombreux qui ne reviendront plus comme la famille de MARCEL MOULOUDJI originaire d’El flay d’ailleurs lui-même né à Paris le 19 septembre 1922 et qui s’éteint le 14 juin 1994 sans jamais avoir eu la possibilité de connaître les siens malgré sa clandestinité durant la deuxième guerre mondiale.
En France, il est vrai que la communauté des kabyles, n’est plus cette classe d’ouvriers qu’elle était voila des générations. Forte de ses cadres supérieurs, de ses chefs d’entreprise et de ses créateurs, elle investit lentement mais sûrement dans les fonctions libérales.
Précieux exemple à jamais perdu pour la terre des Ath waghlis !malgré que beaucoup d’entre eux avaient cru pouvoir installer dans la maison de leur père, la femme épousé en France ; hélas à moins de vivre en dehors du milieu les résultats sont désastreux, les convenances locales finissent toujours par l’emporter sur les meilleurs intentions.
Mais en définitive la grande majorité de ces évolués d’un moment ne peut résister longtemps au mystérieux appel de la terre natale.
De retour son beau costume perdra bientôt ses plis par le défrichement des champs : la poussière et le temps lui enlèveront son éclat ; c’est alors qu’il ressortira sa valise sur l’akoufi pour s’en aller de nouveau.
Mais tôt ou tard, ce waghlis sera ramené auprès des tombes des aïeux, fut ce en un cercueil que l’on brise à l’arrivée pour réaliser tout simplement la sépulture traditionnelle après être atteint d’une maladie professionnelle incurable ou tout simplement mort aux alentours de l’opéra, sur les grands boulevards vers la place de la République, au quartier latin aux portes de Paris ou jeté carrément à la seine comme ce fut le cas le 17 Octobre 1961.
publié par B.SLAOUTI dans: AIT-DAOUD
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Pseudo: B.SLAOUTICatégorie: Familles et EnfantsDescription:
Tribu des Ath waghlis en petite kabylie
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BIBLIOGRAPHIE :

 

CD-ROM

  •  Histoire d’Algérie de 1830-1962 du ministère  des anciens Moudjahiddines Algérie

 

  •   Guerre d’Algérie INA /France
  •    Guerre d’Algérie HENRI ALLEG
  •    De la préhistoire à la Kahina de G.Mouloud
  •    Annales Algériennes- Pélissier de Reynaud
  •    Colonisation de l’Algérie 1830- 1860-Achille Fillias.
  • Chronologie de gueurre d'algérie par Catherine  Gouëset
  • La comparaison des chronologies Française et Algérienne peut être consultée  sur l'Album photos  ci-dessous .    

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