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Jeudi 30 Octobre 2008
Lorsque les « quatre » colonels décide d’élargir le débat et de dresser un bilan critique de leur action respective, les wilayas (1) et (4) sont les plus puissantes. La Kabylie malgré les offensives Françaises, malgré les conséquences de la « bleuite » demeure l’un des plus solides point d’ancrage de la révolution.
La wilaya 4 couvre l’algérois, région sensible et stratégiquement importante. Le « quadrillage y est particulièrement dense, mais l’ALN y est toujours aussi mordante. Sur les hauts plateaux de l’Algérois et plus au sud vers le Sahara : c’est le domaine de Si El Houes qui commande la wilaya 6.Il évolue au milieu d’une population dont le niveau de conscience n’est pas aussi élevé qu’ailleurs et le terrain ne lui est pas favorable.
 
Ce mini sommet des colonels n’a pas donné entière satisfaction à son initiateur. Le mémorandum adressé au gouvernement ne dit pas tout. Pour s’expliquer plus complètement si Amirouche se rendra à Tunis. Auparavant le 2 Mars 1959, il réunit le comité de sa wilaya en session extra ordinaire. C’est un long et dense rapport d’une vingtaine de page qui est finalement adopté. Le chef de la wilaya 3 prend la route du Sud Est. Au passage il doit rencontrer si El houes venu de la wilaya 6.
 
Dans le Djebel Mansourah, au sud des Bibans, les harkis d’un commando de chasse dépendent du Colonel Buis découvrent les traces d’un campement récent. Buis(suivre  le lien) fait appel à des unités de paras, boucle le secteur et accroche durement une katiba, celle justement qui accompagnait Amirouche .Mais celui-ci est passé. Huit jours de marche épuisantes et il retrouve si El Houes au Sud Est de BOU-SAADA.
Les paras du Colonel Ducasse sont là aussi, au rendez-vous .Ils attaquent. Parmi les 40 Djounouds tués, les corps des deux Chef de Wilaya. A Alger le général Challe lui-même  annonce la nouvelle. C’est la ruée des personnalités et des journalistes qui sont embarqués à bord d’avions spéciaux. Datée du 30 Mars 1959, les dépêches d’agence racontent la fin du « redoutable Amirouche » du grand Chef rebelle etc. On fait venir des notables de Kabylie pour reconnaître le cadavre. L’un de ceux –ci dans l’histoire n’a pas retenu le nom déclare peu après : Amirouche est mort. C’était un Chef. Mais il n’était pas la rébellion. La rébellion continue. On donnera à Amirouche un successeur qui pourra un jour faire payer cher leur satisfaction à ceux qui oseraient la manifester ».
 
publié par B.SLAOUTI dans: AIT-DAOUD
Samedi 25 Octobre 2008
Objectifs Fondamentaux de notre Révolution.
Par Mohamed Larbi Ben M’hidi
(Article paru dans El Moudjahid n°2 Fin juillet 1956)
 
La révolution du 1er Novembre 1954, sous l’égide du F.L.N et de l’A.L.N. est l’expression d’une volonté populaire irrésistible pour la liberté et l’indépendance.
Le peuple Algérien reprend une autre fois les armes pour chasser l’occupant impérialiste, pour se donner comme forme de gouvernement une République Démocratique et sociale pour un système socialiste comportant notamment des réformes agraires profondes et révolutionnaires, pour une vie morale et matérielle décente, pour la paix au Maghreb.
Le peuple algérien est fermement décidé, compte tenu de ses déboires et ses expériences passées à se débarrasser à jamais de tout culte de la personne et le Messalisme en est une des formes les plus primitives, les plus réactionnaires, les plus dégradantes.
Le peuple Algérien est résolu à faire de la Direction collective dans un centralisme démocratique la loi qui régira désormais dans la discipline chacun en tous, du F.L.N l’outil qui cimentera l’unité de la nation algérienne, de bâtir un avenir florissant pour tous les Algériens dans l’égalité et la justice.
Le Peuple Algérien, dans sa lutte de libération nationale et d’émancipation, compte sur le soutien indéfectible des peuples frères Maghrébins, sur la solidarité agissante des arabes, sur l’amitié des Afro-Asiens, sur la sympathie du peuple français des démocrates et progressistes du monde.
La victoire des peuples maghrébins consacrant l’égalité de tous leurs enfants sans distinction aucune si ce n’est le mérite est un facteur puissant d’équilibre et de paix dans le bassin méditerranéen.
Cette victoire permettra d’établir des alliances solides notamment avec le peuple français dans sa lutte contre le fascisme et pour la démocratie, et en plus elle sera un rempart puissant anti-impérialiste en Afrique.
La nation Algérienne sous le guide éclairé des glorieux F.L.N. et A.L.N. poursuivra victorieusement sa marche, pour l’indépendance nationale, pour détruire à jamais le colonialisme rétrograde et faire triompher les libertés humaines dans l’équilibre et la fraternité universelle.
 
Mohamed larbi Ben M’hidi
 
publié par B.SLAOUTI dans: AIT-DAOUD
Mardi 21 Octobre 2008

 

 

 

publié par B.SLAOUTI dans: AIT-DAOUD
Dimanche 19 Octobre 2008
 Après l’assassinat d’ABBANE par un piège tendu qui a fonctionné au Maroc voici la déclaration du FLN insérée dans son organe centrale EL Moudjahid du 29 Mai 1958 où il titrait (voir ci-dessous) sur toute la largeur de la page  «ABBANE RAMDANE EST MORT AU CHAMP D’HONNEUR »[1]
 Le Front de Libération Nationale a la douleur d’annoncer la mort du frère Abbane Ramadane, décédé sur le sol national des suites de graves blessures reçues au cours d’un accrochage entre une compagnie de l’armée de libération Nationale chargée de sa protection et un groupe motorisé de l’armée française.
C’est en Décembre 1957 que le frère Abbane Ramdane  s’était chargé d’une mission importante et urgente de contrôle de l’intérieur du pays. Il réussissait à franchir avec beaucoup de difficultés les barrages de l’ennemi pour parvenir aux lieux qu’il s’était assigné. Sa mission se déroulait lentement et surement. Avec cette conscience et cette minutie que nos Djounouds ont eu si souvent l’occasion d’apprécier. Abbane poursuivait sa tache journellement .Contactant inlassablement l’armée et les commissaires politiques, il parcourait les zones dans tous les sens, entouré de l’affection et de l’admiration de tous ses frères .Une compagnie de Djounouds était spécialement chargée de sa protection et rien ne laissait prévoir l’accident brutal qui devait l’arracher à la ferveur de l’Algérie combattante.
Malheureusement, dans la première quinzaine d’Avril, un violent accrochage entre nos troupes et celles de l’ennemi devait mettre la compagnie de protection de notre frère Abbane dans l’obligation de participer à l’engagement .Au cours du combat qui dura plusieurs heures Abbane fut blessé .Tout laissait espérer que ses blessures étaient sans gravité. Entouré de soins vigilants, nous espérions que la constitution robuste d’Abbane finirait par l’emporter.
Pendant des semaines, nous sommes sans nouvelles persuadés cependant qu’il triompherait une fois encore de l’adversité .Hélas ! Une grave hémorragie devait lui être fatale.
C’est la triste nouvelle qui vient de nous parvenir.
La belle et noble figure d’Abbane Ramdane, son courage et sa volonté ont marqué les phases essentielles de la lutte du peuple Algérien.
Né en 1919, ancien élève du collège de Blida, doué d’une solide culture, il était dés 1946, membre du MTLD. Il se distinguait rapidement par ses qualités d’organisateur, devenait membre du comité central et chef de la wilaya de l’est (A l’époque nord constantinois).
Impliqué dans le « complot » dit du constantinois, il était arrêté et condamné à six ans de prison, fin 1950. Son comportement courageux au cours de sa longue détention devait entrainer pour lui des déplacements continuels .commençait alors un long périple dans les prisons centrales de France et de l’Algérie.
Libéré en Février 1955, Il entrait immédiatement au front de libération nationale dont il devenait rapidement un membre dirigeant. A ce titre, il participait à l’organisation du congrès de la Soummam (Aout 1956). Désigné comme membre du comité de coordination et d’exécution, il s’installait à Alger. Avec les autres frères, il menait la « bataille d’Alger »de Décembre 1956 à Mars 1957.Echappant de justesse au général Massu, il quittait l’Algérie pour participer à la conférence du Caire en Aout 1957.
Le Front de libération Nationale perd un de ses meilleures organisateurs et d’Algérie combattante un de ses enfants les plus valeureux.
Nous pleurons un frère de combat dont le souvenir saura nous guider.

[1] Etant devenu le numéro un de la révolution Algérienne et n’est pas cependant l’homme à s’incliner. Il accuse ses compagnons, les qualifie de  « révolutionnaire de palace », les menaces de regagner le maquis en dénonçant leurs agissements. La tension monte dans l’organisme dirigeant du FLN elle devient même insupportable .Un piège est tendu et il fonctionne au Maroc ou il est assassiné par les siens.
publié par B.SLAOUTI dans: AIT-DAOUD
Jeudi 16 Octobre 2008

Une semaine avant le 1er novembre 1954, à l'issue d'une réunion destinée à mettre au point les modalités du déclenchement de la lutte armée, six chefs « historiques » de la guerre de libération de l'Algérie décident de se retrouver deux mois et demi plus tard, à Alger, pour faire le point. Il y a là les chefs des cinq zones opérationnelles du tout nouveau FLN : Mostefa Ben Boulaïd (Aurès), Didouche Mourad (Nord-Constantinois), Belkacem Krim (Kabylie), Rabah Bitat (Algérois) et Larbi Ben M'Hidi (Oranais). Plus le coordonnateur qu'ils se sont choisi, Mohamed Boudiaf, qui prend aussitôt la route du Caire, où il doit retrouver les trois autres « historiques » du Front, réfugiés depuis longtemps à l'étranger : Ahmed Ben Bella, Hocine Aït Ahmed et Mohamed Khider.

Tout ne se passe pas comme prévu. Certes, dans la nuit du 1er novembre, une trentaine d'attentats ont fait beaucoup de bruit et quelques dégâts d'un bout à l'autre des trois départements « français ». Mais ensuite, jusqu'à l'été 1956, toute coordination entre les zones - on ne parle pas encore de wilayas - se révèle impossible. Les  unités de l'ALN, ne parviennent pas à se procurer d'autres armes que celles difficilement récupérées sur l'ennemi, mais aussi, et surtout, de l'ampleur exceptionnelle de la répression.

Boudiaf, qui se partage entre Le Caire et l'enclave espagnole de Nador, au Maroc, n'a jamais pu revenir en Algérie. Ben M'Hidi dirige le plus souvent les opérations dans l'Oranais depuis l'autre côté de la frontière. Et les dirigeants de l'Algérois, des Aurès et du Nord-Constantinois ont été soit arrêtés (Bitat), soit tués (Didouche, puis Ben Boulaïd) par les Français. Des opérations d'envergure ont bien été menées, notamment le 20 août 1955 dans le Constantinois, où des milliers de fellahs encadrés par des djounouds (maquisards) ont brièvement pris le contrôle de plusieurs villes, mais au coup par coup, à l'initiative de chaque zone

Une rencontre au sommet pour réunifier le FLN et l'ALN, leur donner une direction et une plate-forme politiques dignes de ce nom apparaît donc indispensable. Le Congrès de la Soummam , du nom de la vallée de Kabylie où il a lieu officiellement à partir du 20 août 1956, sera marquant à plus d'un titre. Beaucoup datent de cet événement la constitution du premier embryon d'État algérien. Paradoxalement, son grand artisan n'est pas l'un des « conjurés » du 1er novembre, mais un homme que Krim Belkacem, le dernier « historique » encore actif sur le terrain, a dépêché dans la capitale, après sa libération de prison, début 1955, pour renforcer la direction de la zone algéroise. En quelques mois, Abbane Ramdane est devenu la véritable tête politique du Front : c'est lui, depuis la mi-1955, négocie le ralliement au FLN de tous les courants nationalistes (ex-« centralistes » du MTLD, UDMA de Ferhat Abbas, oulémas, communistes, etc.), à l'exception du seul MNA de l'ancien leader indépendantiste Messali Hadj. C'est lui surtout qui, avec l'appui de Krim et de Ben M'Hidi, marquera de son empreinte le « programme » adopté lors du Congrès.
La composition très ouverte des deux grandes instances créées pour diriger le FLN - un organe exécutif de six membres, le Comité de coordination et d'exécution (CEE) ; et une sorte de Parlement de trente-quatre membres, le Conseil national de la révolution algérienne (CNRA) - indique bien qu'à cette date, comme le souhaite Ramdane, ce sont les « politiques » et les hommes de l'intérieur qui imposent leur programme .
Le grand perdant se nomme Ben Bella, l'allié de Nasser, l'homme fort des dirigeants de l'extérieur, lesquels, pour des raisons « pratiques » très discutables, n'ont pas assisté au Congrès où ils étaient pourtant invités. La « victoire » d'Abbane sera cependant de courte durée : en décembre 1957, le triomphateur de la Soummam , considéré comme gênant et trop intransigeant par les chefs militaires, sera assassiné par ses camarades de combat après avoir été attiré dans un piège, au Maroc. C'en sera fini - et pour longtemps - de la primauté des politiques sur les militaires en Algérie.

(1) selon Jeune Afrique.

 

 

publié par B.SLAOUTI dans: AIT-DAOUD
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Tribu des Ath waghlis en petite kabylie
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BIBLIOGRAPHIE :

 

CD-ROM

  •  Histoire d’Algérie de 1830-1962 du ministère  des anciens Moudjahiddines Algérie

 

  •   Guerre d’Algérie INA /France
  •    Guerre d’Algérie HENRI ALLEG
  •    De la préhistoire à la Kahina de G.Mouloud
  •    Annales Algériennes- Pélissier de Reynaud
  •    Colonisation de l’Algérie 1830- 1860-Achille Fillias.
  • Chronologie de gueurre d'algérie par Catherine  Gouëset
  • La comparaison des chronologies Française et Algérienne peut être consultée  sur l'Album photos  ci-dessous .    

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