Après la ratification du traité DESMICHELS par les deux parties, l’Emir Abdelkader avait envoyé au général DROUET d’Erlon par l’intermediare du Juif Ben-Durand une copie dans laquelle le commandement d’Oran avait apposé son cachet.
Le Générale Drouet avait vu dans cette pièce jusque là demeurée méconnue un traité secret :
Il avait demandé alors et obtenu le changement du général DESMICHELS et son remplacement par le général TREZEL.
Dans son livre DESMICHELS n’a pas manqué de préciser par contre que son départ est intervenu parce que il avait observé une sécheresse de correspondance du gouverneur occasionné d’après ses dires par une divergence inattendue des opinions sur le système politique à suivre.
Dés lors il avait vu l’impossibilité de servir sous ses ordres : c’est alors qu’il a demandé son rappel en France.
1835, les chefs des tribus des Douëras et des Zmélas vaincues par l’Emir Abdelkader et le général Desmichels étaient entrés en pourparler avec le Général TREZEL et lui avait offert de se soumettre à la condition que les deux tribus formeraient comme du temps des Turcs, le Makhezène de la province relevant directement du commandement d’Oran et viendraient s’établir à Meserghine ou l’armée
construirait à leur frais un blockhaus pour les protéger.
Il écrivit au général Drouet d’Erlon et lui demanda l’autorisation de traiter d’après les bases indiquées.
Les pourparlers ont aboutis alors à la convention du figuier signée le16 Juin 1835.[1]
L’Emir Abdelkader ayant appris la ratification de la convention du figuier, il écrivit au général Trézel une lettre dont voici la teneur :
« Vous savez à quelle conditions le général Desmichels s’est engagé avant vous , et vous
Aujourd’hui, si vous ôtez votre protection de dessus ces tribus et que vous me les laissiez commander comme autrefois, rien de mieux ; mais si vous voulez contrevenir à ce qui a été convenu, demandez votre consul Abdellah auprès de vous, car combien même les Douërs et les Zmélas entreraient dans Oran, je ne retirerais pas la main que j’ai levé sur eux, à moins qu’ils ne fassent pénitence de leur faute. Notre religion me défend en effet de me prêter à ce qu’un musulman soit sous la puissance d’un chrétien ou d’un homme d’une autre religion.
Voyez donc ce qu’il vous conviendra de faire ; autrement c’est Dieu qui décidera ».
Dés lors, il était facile de prévoir, d’après le langage tenu de part et d’autre que les hostilités ne pouvaient tarder à se poursuivre. Elles commencent en effet le 25 Juin pour se terminer le
Le général Trézel est alors vaincu après avoir subi le plus douloureux épisodes de la guerre.
Il rentrait à Arzew après avoir eu selon ses déclarations 280 tués, 500 blessés et 17 prisonniers que l’Emir Abdelkader avait pris sous sa protection.
[1] Voir convention ci-contre


J’ai appris, par la lettre que vous m’avezécrite et par les députés que le général Desmichels m’a envoyés de votre part, que les hostilités avaient cessé entre les Arabes et les troupes de la division d’Oran. J’en rends grâce à Dieu, car quoique j’aie assez d’hommes et de canons pour ne redouter personne, je désire la paix, source de tous les biens. Je vois avec une vive satisfaction que c’est à vos dispositions pacifiques que nous devons la cessation des hostilités. En employant votre influence au rétablissement de la paix, vous vous êtes conduit en homme grand et généreux, qui n’arrête pas ses regards sur le moment présent, mais qui les porte sur l’avenir. En effet, la paix entre les Français et tous les Arabes sera féconde en avantages, non seulement pour nous mais pour nos enfants et petits-enfants […]."Alger, le 24 mars 1834 (extrait de : Ecrivains militaires de l’ancien évêché de Bâle

beau faire croître l'effort, varier les méthodes, il n'en ré
sulte jamais qu'une évidence qui est l'impossibilité de séparer l'observateur de la chose observée et l'histoire de l'historien. 