Lundi 23 Avril 2007



Entrevue de l’Emir Abdelkader et du Général Bugeaud
(Extrait du livre intitulé Algérie Française de ARSENE BERTEUIL édité en 1856)

……. « Sais-tu s’écria Bugeaud, qu’il y a peu de généraux qui eussent osé faire le traité que j’ai conclu avec toi ?
Je n’ai pas craint de t’agrandir et d’ajouter à ta puissance, parce que je suis assuré que tu ne feras usage de la grande existence que nous te donnons que pour améliorer le sort de la nation arabe et la maintenir en paix et en bonne intelligence avec la France.-
-Je te remercie de tes bons sentiments pour moi, a répondu l’Emir Abdelkader ;si Dieu le veut, je ferais le bonheur des arabes, et si la paix est jamais rompu, ce ne sera pas de ma faute-
Sur ce point, je me suis porté ta caution auprès du roi des Français-
-Tu ne risques rien à le faire ; nous avons une religion et des mœurs qui nous obligent à tenir notre parole, je n’y ai jamais manqué.
-Je compte là-dessus, et c’est à ce titre que je t’offre mon amitié particulière.
-J’accepte ton amitié, mais que les Français prennent garde de ne pas écouter les intrigants.
-Les ne se laissent conduire par personne,et ce ne sont pas quelques faits particuliers commis par des individus , qui pourront rompre la paix : ce serait l’inexécution du traité ou un grand acte d’hostilité. Quant aux faits coupables des particuliers, nous nous en préviendrons réciproquement.
- C'est très bien, tu n'as qu’à me prévenir, et les coupables seront punis. –
-Je te recommande les Koulouglis qui resteront à Tlemcen. -
-Tu peux être e tranquille, ils seront traité comme les Hadars. –
-Mais tu m'as promis de mettre les Douers dans le pays de Hafra (partie des montagnes entre la mer et le lac Segba).
- Le pays de Hafra ne serait peut-être pas suffisant mais ils seront placés de manière à ne pouvoir nuire au maintien de la paix.
- As-tu ordonné, reprit le général Bugeaud après un moment de silence, de rétablir les relations commerciales à Alger et autour de toutes nos villes ?
- Non; je le ferai des que tu m'auras rendu Tlemcen. –
-Tu sais bien que je ne puis le rendre que quand le traité aura été approuvé de mon roi.
- Tu n'as donc pas le pouvoir de traiter ?
- Si; mais il faut que le traité soit approuvé : c'est nécessaire pour ta garantie, car, s'il était fait par moi seul. Un autre général qui me remplacerait pourrait le défaire : au lieu qu’étant approuvé par le roi, mon successeur sera obligé de le maintenir.
- Si tu ne me rends pas Tlemcen, comme tu le promets dans le traité, je .ne vois pas la nécessité de faire la paix; ce ne sera qu'une trêve.
-Cela est vrai mais, ceci peut n’être qu’une trêve; mais c'est toi qui gagnes à cette trêve, car pendant qu'elle durera, je ne détruirai pas les moissons.
- Tu peux les détruire, cela nous est égal; et à présent que nous avons fait la paix, je te donnerai par écrit l'autorisation de détruire tout ce que tu pourras; tu ne peux en détruire qu'une bien faible partie. Et les Arabes ne manquent pas de grain.
- Je crois que les Arabes ne pensent pas tous comme toi; car je vois qu'ils désirent bien la paix, et quelques-uns m'ont remercié d'avoir ménagé les moissons depuis la Sickak jusqu'ici, comme je l'avais promis à Amadi-Sekkal.
L’Emir Abdelkader sourit d'un air dédaigneux, et demanda ensuite combien il fallait de temps pour avoir l'approbation du roi des Français.
- II faut trois semaines.
- C'est bien long.
- Tu ne risques rien : moi seul pourrais y perdre.
Son khalifa, Ben Harrach, qui venait de se rapprocher, dit alors au général :
- C'est trop long, trois semaines; il ne faut pas attendre cela plus de dix à quinze jours.
- Est-ce que tu commandes à la mer ? répliqua le général français.
- Eh bien, en ce cas, reprit l’Emir Abdelkader, nous ne rétablirons les relations commerciales
Qu’après que l’approbation du roi sera arrivée, et quand la paix sera définitive.
-C'est à tes coreligionnaires que tu fais le plus de tort; car tu les prives du commerce dont ils ont besoin; et nous, nous pouvons nous en passer, puisque nous recevons par la mer tout ce qui nous est nécessaire. »

Le général ne crut pas devoir insister davantage, il demanda si le détachement qu'il avait laissé à Tlemcen avec quelques bagages pourrait en sûreté venir rejoindre à Oran, ce à quoi L’Emir Abdelkader répondit affirmativement.
Le général s'était levé pour prendre congé. « L’Emir Abdelkader restait assis, dit-il plus tard à la Chambre des députés; je crus voir dans cet acte un Certain air de supériorité; alors je lui fis dire par mon interprète :
-Quand un général français se lève devant toi. Tu dois te lever aussi.
Et, pendant que mon interprète lui traduisait ces paroles, avant même qu'il eut fini de les traduire, je pris la main L’Emir Abdelkader et je le soulevai : il n'est pas très lourd.
Nous ne contestons pas cette anecdote ; cependant, d'après M. Pélissier, il est bien vrai que le général Bugeaud, sans attendre que l’interprète eut traduit ses paroles, et sans attendre la réponse, pris la main L’Emir Abdelkader en souriant et l'enleva de terre, au grand étonnement des
Arabes, qui trouvaient sans doute le procédé un peu leste et ouvraient de fort grands yeux.
Cette main, que le général Bugeaud tint alors un moment dans la sienne, est jolie, mais petite et faible, et L’Emir Abdelkader est lui-même d'une stature frêle et délicate.
II était tard; L’Emir Abdelkader et le général Bugeaud se dirent adieu et se quittèrent.
le premier salué par les cris de joie de sa nombreuse escorte , qui retentirent majestueusement le long des collines et furent répétés par toute son armée.
Au même moment, éclata un long et violent coup de tonnerre dont les échos multipliés ajoutèrent à tout ce que cette scène avait d’imposant .
publié par B.SLAOUTI dans: HISTOIRE
Dimanche 15 Avril 2007
Après le traité de la Tafna conclu avec l’Emir Abdelkader le 30 Mai 1837 Léon Roche devient son secrétaire et son homme de confiance .
Il le marie avec une musulmane. Mais quand en octobre 1839 la guerre reprend avec la France, il quitte l’Emir Abdelkader et part pour Oran avec son fidèle compagnon Isidore Dordelleau, puis arrive à Alger.
De Novembre 1839 au 14 février 1846, il sera au service du Général Bugeaud et de la France.
A propos du traité de la Tafna Léon Roche écrit  à l'un de ses amis:
Camp d’Ouennogha, 19 décembre 1837.
Mon cher ami, 
…...l'Emir Abdelkader  se garde bien de communiquer aux Arabes la teneur entière du traité ; il porte seulement à leur connaissance les articles favorables à l’exécution de ses desseins. Du reste, ce traité, ainsi qu’il a soin d’en faire répandre le bruit, ne peut être, suivant l’esprit du Coran, qu’une trêve conclue avec les infidèles, afin de mieux se préparer à recommencer el djihâd, la guerre sainte.
Cette politique, je le répète, renverse toutes mes idées.
Au lieu d’une paix franchement conclue, pendant laquelle j’espérais coopérer avec un chef éclairé à la civilisation des Arabes, j’entrevois un armistice qui sera funeste à la France.
Oh ! Si l’on avait bien réfléchi que les Arabes de l’Algérie sont encore les Numides qui combattaient les Romains il y a deux mille ans, et qu’AbdelKader est un Jugurtha qui, à la haine du chef numide, contre les oppresseurs de son pays, joint le fanatisme musulman.
Si on avait lu avec attention les traités si clairs et si laconiques que dictaient les Romains aux peuples barbares qu’ils avaient vaincus, nous n’aurions pas rempli deux longues pages d’un mauvais arabe que l’habileté d’un des contractants devait interpréter aux dépens de l’autre.
Puissions-nous ne pas avoir trop à nous repentir de notre générosité et d’une confiance trop légèrement accordée !
Je suis triste, et j’enrage d’entendre tenir des propos atroces contre les Français, propos dont la prudence la plus élémentaire, me défend pourtant de paraître offensé.
Les plus lâches et ceux : qui désirent peut-être le plus ardemment la paix sont ceux qui vocifèrent davantage contre les. Oppresseurs infidèles. Je me rappelle même parmi ces derniers en avoir vu plusieurs ramper bassement aux pieds. Des autorités françaises à Alger.
Je ne désespère pourtant pas, je te le répète, et je reprends courage et confiance en regardant la belle tête de l’Emir; je conserve la douce pensée qu’une si belle enveloppe doit contenir une belle âme ; or, une belle âme reculera devant la rupture d’un traité, car ce serait un acte de mauvaise foi.
On vient de m’annoncer l’arrivée du consul de l’émir à Alger, suivi d’une escorte de négociants français. Comme ce consul est le représentant de la nation américaine, le bruit court que le sultan va contracter une alliance avec les États-Unis. Ils sont accompagnés du fameux juif Ben DuRan (Ben Durand).
Les Arabes disent, de ce dernier : « Les Français, séduits par les paroles du Juif, l’ont choisi pour intermédiaire entre eux et le sultan, afin de mieux tromper ce dernier ; mais le Juif, que Dieu le maudisse, les trompera tous les deux. »
Je serais dans une fausse position en me rencontrant avec ces Français que je connais tous, et auxquels il serait dangereux pour moi de faire l’accueil que me dicterait mon coeur. Je m’éloigne donc aujourd’hui du camp ; je profite d’une visite que vont faire mes compagnons de route (les marabouts de Koléa) au marabout de Guerrouma pour aller visiter la belle tribu des Beni-Djâad et les admirables vallons qui se trouvent resserrés entre le mont Djurjura et les pics qui l’avoisinent. J’ai entendu dire hier au Khalifa de Miliana que l’émir va terminer sa campagne. Par une expédition contre les Goulouglis de Oued-Zeitoum qui n’ont pas encore payé l’impôt et qui sembleraient se préparer à défendre l’accès de leurs montagnes Comme on se battra probablement, nous serons de retour la veille du jour où le sultan établira son camp sur le territoire de cette tribu. 
 Je ne ferai, partir cette lettre qu’après le combat, si les Zouetna résistent.
Adieu.
Le Traité de la Tafna entre l'Emir Abdelkader et le Général BUGEAUD
 
Article 1 :
L'Emir Abdelkader reconnaît la souveraineté de la France en Afrique.
Article 2 :
La France se réserve, dans la province d'Oran : Mostaganem, Mazagran, Arzew, plus un territoire ainsi délimité : A l'Est, par la rivière de la Macta et le marais d'où elle sort; au Sud,
Une ligne partant du marais ci-dessus mentionné, passant par le sud du lac Sebkha et se prolongeant jusqu'à l'oued el Malah (Rio Salado) dans la direction de Sidi Saïd et de cette rivière jusqu'à la mer, de manière à ce que tout le terrain compris dans ce périmètre soit territoire français.
Dans la province d'Alger, Alger, le Sahel, la plaine de la Mitidja, bornée à l'Est jusqu'à l'oued el-Khadra; au Sud, par la première crête de la première chaîne Petit Atlas jusqu'à la Chiffra en y comprenant Blida et son territoire; à l'Ouest par la Chiffa jusqu'au coude du Mazagran et de là par une ligne droite jusqu'à la mer, renfermant Koléa et son territoire, de manière à ce que tout le terrain compris dans ce périmètre soit territoire français.
Article 3 :
L'Emir administrera la province d'Oran, celle du Titteri et la partie de celle d'Alger qui n'est pas comprise dans les limites indiquées dans l'article 2. Il ne pourra pénétrer dans aucune autre partie de la régence.
Article 4 :
 
L'Emir n'aura aucune autorité sur les Musulmans qui voudront habiter le territoire réservé à la France, mais ceux-ci resteront libres d'aller vivre sur le territoire dont l'Emir a l'administration, comme les habitants du territoire de l'Emir pourront venir s'établir sur le territoire français.
Article 5 :
Les Arabes habitant sur le territoire français exerceront librement leur religion. Ils pourront y bâtir des mosquées et suivront en tout point leur discipline religieuse sous l'autorité de leurs chefs spirituels.
Article 6 :
L'Emir donnera à l'armée française : Trente mille faneks de froment, trente mille faneks d'orge; cinq mille boeufs.
La livraison de ces denrées se fera à Oran par tiers; la première aura lieu du 1erau 15 septembre 1837 et les deux autres de deux mois en deux mois. 
Article 7 :
L'Emir achètera en France la poudre, le soufre et les armes dont il aura besoin.
Article 8 :
Les Kouloughlis qui voudront rester à Tlemcen ou ailleurs y possèderont librement leurs propriétés et y seront traités comme les hadhars. Ceux qui voudront se retirer sur le territoire français pourront vendre ou affermer librement leurs propriétés.
Article 9 :
La France cède à l'Emir Rachgoun, Tlemcen, le Méchouar et les canons qui étaient anciennement situés dans cette dernière citadelle.
L'Emir s'oblige à faire transporter à Oran tous les effets ainsi que les munitions de guerre et de bouche de la garnison de Tlemcen. 
Article 10 :
Le commerce sera libre entre les Arabes et les Français qui pourront s'établir réciproquement sur l'un ou l'autre territoire.
Article 11 :
Les Français seront respectés chez les Arabes comme les Arabes chez les Français.
Les fermes et propriétés que les sujets français auront acquises ou acquerront sur le territoire arabe leur seront garanties. Ils en jouiront librement et l'Emir s'oblige à leur rembourser les dommages que les Arabes leur feraient éprouver. 
Article 12 :
Les criminels des deux territoires leur seront respectivement rendus.
Article 13 :
L'Emir s'engage à ne concéder aucun point du littoral à une puissance quelconque sans l'autorisation de la France.
Article 14 :
Le commerce de la Régence ne passera que par les ports occupés par la France.
Article 15 :
La France pourra entretenir des agents auprès de l'Emir et dans les villes soumises à son administration pour servir d'intermédiaire près de lui aux sujets français pour les contestations commerciales ou autres, qu'ils pourraient avoir avec les Arabes.
L'Emir jouira de la même faculté dans les villes et ports français.
Rachgoun,
Le 30 mai 1837
 
publié par B.SLAOUTI dans: HISTOIRE
Mercredi 04 Avril 2007

 

 

 La défaite infligée par l’Emir Abdelkader à l’armée Française à la MEKTÂA avait provoqué la consternation en France.

A Alger le compte d’ERLON n’avait ni blâmé, ni approuvé la conduite du général TREZEL.Des renforts sont alors envoyés avec la nomination du général d’ARLANGES en remplacement du Général TREZEL et le Maréchal Clauzel nommé gouverneur général  arriva à ALGER le 10 Août 1835 deux jours après le départ du compte d’Erlon son prédécesseur.

La première mission du maréchal Clauzel est de venger l’honneur de la France bafoué dans la MEKTÂA .Une expédition sur mascara avait été résolue.

Le 21 novembre 1835, le maréchal Clauzel qui devait commander en personne l’expédition de Mascara arriva à Oran accompagné du Duc d’Orléans. Le Maréchal avait pris à Alger le bataillon des Zouaves et une compagnie d’élite. Ainsi le corps expéditionnaire fort de plus de 13000 hommes forma quatre brigades commandées par :

 Première brigade    : Général Oudinot 

Deuxième Brigade : Général Perrégaux 

Troisième Brigade : Général d’Arlanges

Quatrième Brigade : Colonel Combes 

Réserve                   : Lieutenant-colonel Beaufort 

L’Emir Abdelkader sachant cette expédition fait fermer les brèches de la ville, construit des ouvrages en terre derrières lesquels se sont abrités les kabyles que lui avait emmener BOU-HAMEDI et placer sur les remparts des pièces de canons.

Ferdinand Philippe DUC D’ORLEANS raconte dans son journal : 

« La bataille avait débuté à 4 heures de l’après midi sous un ciel chargé d’orage. Elle s’acheva à 7 heures. Les troupes françaises, inquiétées encore sur leur arrière par un fort parti de la cavalerie que le colonel Combes dispersa au canon, franchirent les ravins et le cimetière encombré de cadavres. Les spahis poursuivirent les derniers fuyards en corps à corps.

Il fallut ouvrir à coups de pioche un chemin à travers ces montagnes escarpées, ces mamelons broussailleux, ces ravins abrupts et ces amas de rochers, il n’y a pas de route. Il faut que le génie, commandé par le colonel Lemercier, fraye un chemin aux voitures. 

L'Emir Abdelkader, qui, dans cette journée, manoeuvra de son côté aussi bien que le lui permettaient les éléments qu’il avait entre les mains, forcé de renoncer à son attaque de flanc, se porta par les montagnes, et s’établit perpendiculairement à la direction dans une position formidable, sa droite appuyée à un bois et sa gauche aux montagnes. Son artillerie prit position à gauche sur un mamelon attenant aux montagnes, où il pouvait se retirer, en cas de revers. Il attendit ainsi dans un lieu resserré où il restait maître de sa retraite.

C’est là que l’Emir Abdelkader attendait les Français sur la seule route qui puisse les conduire à un point d’eau.

 Le choix de cette position, et les dispositions qu’il prit pour la défendre, auraient fait honneur à un général Français.

Le maréchal Clauzel avança avec ses hommes après plusieurs jours de combats incessants, il parvint à Mascara le 6 Décembre 1835 et il se vengea en faisant de cette ville un monceau de ruines. 

«On fit l’inventaire de ce qu’Abd el kader avait laissé, de l’orge qui permit aux chevaux très éprouvés de se refaire, du biscuit, du soufre. L’émir avait installé une manufacture d’armes où nous trouvâmes vingt-deux pièces de canon et tout un attirail relativement moderne, capable de fabriquer trois fusils par jour ».

Le 11 Décembre, toute l’armée descendit dans la plaine. On tirailla encore un peu ce jour-là. Le 12 Décembre 1835, l’armée arriva à Mostaganem où le duc d’Orléans blessé s’embarqua pour Paris tout enrôlé de gloire militaire.

Il reviendra en automne 1839 puis en Mars 1840 emmenant avec lui son jeune frère le Duc d’Aumale et c’est là une autre page d’histoire. 

 

 

 

publié par B.SLAOUTI dans: HISTOIRE

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  •    Guerre d’Algérie HENRI ALLEG
  •    De la préhistoire à la Kahina de G.Mouloud
  •    Annales Algériennes- Pélissier de Reynaud
  •    Colonisation de l’Algérie 1830- 1860-Achille Fillias.
  • Chronologie de gueurre d'algérie par Catherine  Gouëset
  • La comparaison des chronologies Française et Algérienne peut être consultée  sur l'Album photos  ci-dessous .    

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