A l’époque où les andalous quittèrent l’Espagne, un certain nombre d'entre eux vinrent se fixer parmi les populations berbères, où ils ne tardèrent pas à acquérir une grande influence par leurs connaissances de la religion ou des lois islamiques. Hommes de paix, ils apportèrent Une médiation bienfaisante dans les luttes qui épuisaient le pays; ils y fondèrent des établissements et ne tardèrent pas à être recherchés de tous, apportant ainsi un élément de plus dans cette société .
Au Sahara com
me dans toute
Ainsi, le
Il résida d'abord à Moussa N’Ath Ouali, localité située au dessus d’Ichalladhene où il vivait retiré loin de la jouissance du monde, sanctifiant sa solitude par le jeûne et la prière.
Si Mohamed Saïd Ben Ali Chérif demeure alors le maître spiritual de l’époque par la valeur de son enseignement religieux.
Ainsi chaque frère quêteur part muni d’une lettre portant le cachet du Cheikh, sa circonscription est déterminée d'avance et partout le porteur de la bénédiction (barrakat ech heikh) est bien accueilli. Grâce à la précieuse missive, il revient porteur des biens de toute espèce destinés ensuite à être répartis sur tous les malheureux du pays, ou à être consacrés aux étudiants, car on doit regarder comme une aumône agréable à Dieu le pain donné aux chercheurs de science.
Si Mohamed Saïd ben Ali Chérif, taleb distingué, est un ho
Dés lors, Bou Baghla attaqua Ichalladhene malgré le caractère religieux de ce village et afin de se venger sur l’abstention de son ralliement dans l’insurrection ; il rasa ses azibs et lui enleva ses troupeaux. Il ne doit sa vie qu’a l’intervention des gens d’IMOULA engagés dans l’insurrection.
Mais alors qu’il se rendait dans le territoire de Beni Abbés, son jeune fils fût arrêté et ligoté et promené à dos d’âne à travers quelques villages pour subir toutes sortes d’humiliations.
Cet incident avait failli provoquer une scission profonde dans les rangs des combattants engagés dans la lutte avec Bou Baghla .Des gens d’Imoula se dispersèrent pour tendre une embuscade à Bou Baghla qui perdit huit hommes. Des marabouts intervinrent pour réconcilier les rangs ; on s’entendait pour relâcher le jeune Ben Ali Chérif détenu comme otage et on indemnisa les torts causés aux Imoulas.
Ben Ali Chérif
demanda alors la protection de
Le général Français remercie Ben ali Cherif de sa fidélité pour la cause Française et lui laissait à son entière disposition un contingents de soldats en attendant des renforts pour mener une offensive ».
Ainsi la jonction du général Camou et du général Bosquet, attaquèrent BOU BAGHLA et dispersèrent les kabyles qu’il était encore parvenu à réunir Ils tuèrent une centaine d’hommes et lui prirent , sa tente et ses bagages. Le
’offrir le combat. Ils furent assez complètement défaits et se sont soumis.
Le
Ayant donc été atteint, le général Camou retourna à Alger et le général Bosquet à Sétif, en même temps que le général Saint-Arnaud rentrait à Constantine.
Si Mohamed Saïd ben ali chérif n'en resta pas moins fidèle à la politique française et il fut d’un grand secours, car l'ascendant religieux de ce chef eut pu, tourner contre
Ainsi fut-il décoré de
II serait étonnant à beaucoup d’égard de voir un marabout, un homme essentiellement religieux, auquel la tradition défend de quitter son pays, adopter des idées européennes. 
Ainsi Si ben Ali Chérif, revêtu du haut titre de Bachagha, a épousé la soeur de Bou Akkaz ben Achour agha des Ferdjioua et il quitta alors Ichalladhene, pour descendre à l’azib à proximité d’Akbou ou il dispose d’une splendide résidence.
Si Mohamed Saïd ben ali chérif pour ne point se compromettre davantage à la fois aux yeux des insurgés et des autorités françaises quitta
Invité par l’empereur Napoléon III à Paris il assista à la distribution des aigles le
Le caïd Chérif Ameziane Ben Mihoub qui tenta à son tour de prendre la relève et d’intervenir en faveur des français, dû quitter le pays à la hâte pour échapper à la vindicte populaire. Le caïd n’avait pas l’audience de Ben Ali chérif car il savait concilier sa position entre les insurgés et les français et c’est d’ailleurs ce que nous relaterons lors de nos prochaines pages d’histoires notamment le Bachagha ben ali chérif au moment de l’insurrection de 1871.
[1] Origine des marabouts déjà cités dans un article précédent
[2] Après l'insurrection de 1871, plus de six cent mille hectares de terres étant entrés dans le domaine de l'État par suite d'appositions de séquestre, des mesures nouvelles furent prises pour la création de centres et la distribution des terres (Décrets des
beau faire croître l'effort, varier les méthodes, il n'en ré
sulte jamais qu'une évidence qui est l'impossibilité de séparer l'observateur de la chose observée et l'histoire de l'historien. 