HISTOIRE DES ATH WAGHLIS
Selon Bou
zid Abdelbahi (1) l’apparition des At-Weghlis, existait déjà l'âarch Alemmas dont les ruines sont encore visibles au nord-ouest du village de Sidi-Yahia, notamment les vestiges d'Iwejnahen.
zid Abdelbahi (1) l’apparition des At-Weghlis, existait déjà l'âarch Alemmas dont les ruines sont encore visibles au nord-ouest du village de Sidi-Yahia, notamment les vestiges d'Iwejnahen. Après quoi, notre douar aurait été fondé, il y a une dizaine de siècles, par le grand ancêtre commun Weghlis. Celui-ci serait un grand marin d'origine hélënique (greque) .Cette origine éventuelle prête bien à réflexion phonétique du nom "Weghlis" qui appuie cette thèse, vu que la majorité des noms grecs ont leur terminaison en "is" (Onasis, Ulysse, Aristotalis, Karamanlis, etc...).
Weghlis aurait donc accosté sur les bords du golf de Béjaïa et remonté le cours de la vallée de la Soummam. Attiré certainement par les pentes très boisées (en oléastres) du versant sud de l'Akfadou, il y grimpa et s'installa pour la première fois au lieu-dit actuellement El Djamaa Mi gour, entre Souk-Oufella et Mezgoug. Il se serait encore déplacé plus vers le Nord-Ouest et y fondit le premier village du douar : Aït-Zadi, entre Louta et Tissira (la tradition populaire désigne quelquefois At-Weghlis par l'expression "Tamourt n Yahia Ou Zadi").
Weghlis aurait eu vingt et un enfants mâles dont Soula qui donna son nom au village actuel "Aït-Soula" sur les hauteurs d'Ihaddaden. D'autres héritiers ont fondé d'autres villages, notamment : Badjou, Aabdoun, Zountar, peut-être Mezgoug, etc... D'autres comme Meghdas et Ziwi ont fondé des villages au douar voisin d'At-Mansour. Les autres villages d'At-Weghlis sont de création beaucoup plus récente, tel le village de Sidi-Yahia fondé par un saint homme du nom de Sidi-Yahia-Ou-Moussa et ce, vers le neuvième siècle de l'Hégire, tout comme le village de Tiliouacadi qui fut fondé par deux ancêtres Ouaras et Allouache, il y a peu de siècles.
At-Weghlis ont brillé à plusieurs reprises à travers l'histoire. La tradition populaire à travers la basse et la haute Kabylie les désignait comme un douar symbolisant le civisme, le progrès et surtout la sagesse du raisonnement.
En entamant les labours, certains fellahs d'Igawawen incitent leurs paires de bœufs à mener leur besogne à l'image de la conduite "Weghlissienne" (Amaan waghlas Amaan waghlas).
En entamant les labours, certains fellahs d'Igawawen incitent leurs paires de bœufs à mener leur besogne à l'image de la conduite "Weghlissienne" (Amaan waghlas Amaan waghlas).
Saint homme a particulièrement brillé au cours du Moyen-Âge, en la personne d'Abderrahmane El-Weghlissi. Ce grand théologien a laissé des œuvres sous forme de manuscrits qui sont actuellement en possession de professeurs s'occupant de recherche à Constantine. Son tombeau (sanctuaire) se trouve jusqu'à présent au village de Tinebdar. L'un de ses élèves le plus brillant fut Sidi Abderrahmane El-Thaalibi considéré comme le plus grand saint d'El-Assima (ville d'Alger).
LES ATH WAGHLIS
Auguste Veller, dans son livre « monographie de la commune mixte de Sidi-Aich » n’a pas manqué de faire remarquer que toutes les tribus environnantes à cette communes mixte payaient déjà en 1555 des impôts au régisseur de la province de Bougie au Caïd Turc à l’exclusion du douar des Ath Ouaghlis qui surent pendant cette période garder leur indépendance.
En effet toutes les tentatives faites pour les ramener à composition échouèrent. Dés qu’ils savaient que le commandant sorti avec ses troupes, ils abandonnent la vallée et se retrouvent sur les contreforts de l’AKFADOU ou ils étaient à l’abri des attaques.

Une partie du douar ath Waghlis vue à partir de l’oued Soummam
Déjà en 1880 ils étaient plus de 20000 habitants pour une superficie de 7450 hectares, telle est l’importance de la population du douar AIT WAGHLIS ; énorme densité comparable à celle de la grande Kabylie. Tribu aisée de cultivateurs et de commerçants avisés, instruits dans de nombreuses écoles :
Selon Veller, des quatre écoles de la commune mixte de Sidi-aich, trois sont placés dans la populeuse section des Béni-Ouaghlis :1) L’école d’El Flaye ouverte le 5 octobre 1885 qui reçoit les enfants des villages d’EL FlAYE , ATH CHTELLA, ATH OUBELLAID , EL MAADI et AIT DAOUD.
2) L’école du vieux marché (Souk oufella, Aceumeur et Tiouririne) ouverte également le 5 octobre 1885 ou se rendent les enfants des villages de AOURIR, TAOURIRT NATH AHMED, THAOURIRT NBOU ALI, MEZGOUG , IZZEROUKENE, THIBANE , AYADHENE, TILIOUACADI, TIHOUNA, BADJOU et TAKERABT.
3) L’école de THINABDAR ouverte le 11 Mars 1887, qui reçoit les enfants des villages de THINABDAR, THADHOUKENT, IROUFLENE, CHBERDOU, TALA OUAZROU, THALA N’THAGOUET, THIGHEZRATHINE et IGHER AMAR.
Le douar Beni ouaghlis recense également de gros villages, à flanc de coteaux, en un immense verger d’olivier et de figuier. Une population souvent difficile à manier, éprise de justice et de bien être en juxtaposition de deux civilisations, l’occident adopté en apparence et la berbère persistante en réalité : ardent désir de progrès annihilé par d’innombrables attaches au passé ; vie double à l’européenne au dehors, à la kabyle chez soi. Un sens aiguisé de l’opportunisme en définitive.
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Béni Waghlis
Ait Mzalt
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Beni Waghlis
Thouririne
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Beni Waghlis
Asseumeur
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Ait-Daoud
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Thibane
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Ayathene
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Izghad
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Thizi laraif
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Tassega
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Thdoukent
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Thaouririth nath ahmed
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Izzeroukene
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THinebdar
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Mezgoug
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Zantar
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Bermatou
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Taourirt
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Thighzert
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Thighilt Tharouart
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Ait Oubelaid
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Il maten
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Ait Chetla
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Ait chemini
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El Maadi
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Larba haddad
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Thighezrathine
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Loutha
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Irouflene
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Ait ssadi
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Thala ouzrou
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Tissekriouine
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Cheberdou
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Tassera
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Makcene
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Agouni
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Igher Amar
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Takhlidjt
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Thala n’tagout
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Sidi el hadj hassen
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Ikhlidjene
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Ledjenene
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Yaichouchene
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Iharoun
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El-Flaye
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Tazerout yhaddaden
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Sidi yahia
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Ait- soula
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Imaliouen
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Bou Chachiou
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Tighilt Ali ou yahia
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Aourir
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Tihouna
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Takorabts
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Badjou
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Yabdounen
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Tiloua el cadi
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Voumlal
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Il faut rendre à l’évidence que lors de l’insurrection de MOKRANI, déclenchée le 16 Mars 1871 et que le cheikh El Haddad proclame la guerre sainte le 8 Avril 1871 à la Zaouïa de Seddouk la tribu Ath Ouaghlis rallie immédiatement le cheikh et joue un rôle important dans le succès de l’insurrection notamment en brûlant l’usine d’huile française de Sidi-Aich ainsi que les fermes avoisinantes entre autre l’AZIB BEN ALI CHERIF.Ce n’est que le 2 juillet 1871 que le colonel THIBAUD reçoit la soumission de la tribu Ath Ouaghlis comme derniers combattants de cette insurrection.
Les Ath ouaghlis qui avaient porté l’étendard de la révolution se trouvent désormais dépouillé de leur armement.
Au passage, Il faut dire à la vérité qu’en cours de la guerre de libération, l’idée a germée de tenir un congrès de la révolution à Qalaa des Ait abbés village du BACHAGHA MOKRANI chef de l’insurrection contre les Français en 1871.
La tenue de ce congrès au sein de ce village serait en effet perçu comme un message à nos responsables de la révolution qui trouvaient d’ailleurs par la suite l’idée ingénieuse de rendre hommage à MOKRANI et ses compagnons pour leur courage, leur patriotisme et leur esprit de sacrifice.
L’annulation de ce site est intervenue après qu’une mule chargée de tous les documents du congrès a profité d’un moment de panique des moudjahiddines pour dévaler sur la route conduisant à un poste militaire Français ou elle est interceptée.
Le congrès est finalement différé et tenu quelques jours plus tard à Ouzelaguenne précisément au village IFRI sur l’autre rive de la Soummam à l’ouest des Ath Ouaghlis.
Aussi et bien avant le déclenchement de la guerre de révolution plusieurs des militants des Ath ouaghlis contre l’occupation française se font remarquer en France dont MOHAMED SAIL militant anarchiste né le 14/10/1894 à TAOURIRT (Ath ouaghlis)
En 1923, il fonde le comité de défense des indigènes Algériens et en 1932, il devient gérant de l’éveil social. Il publie plusieurs articles ou il appelle les Algériens à s’organiser et à se révolter.
En 1934, il est arrêté pour possession d’armes prohibées et en 1938 il est condamné pour provocation militaire. Il mourût en Avril 1953, mais a laissé des textes d’une importance capitale du fait qu’ils démontrent à la veille du déclenchement de la révolution sa condition de colonisé devant lutter pour son indépendance.
Durant la guerre de libération et la première manifestation spectaculaire de l’activité des Moudjahidine fût cordonnée avec la population des Ath Ouaghlis pour l’égorgement de l’agha Moaci du douar IKEDJANE notoirement corrompu et protégé.
Au hasard des témoignages ou même des communiqués on mesure à travers les bilans tragiques l’ampleur de la répression. L’instituteur HENRY MEUNIER d’El FLAYE en donnait quelque unes recensés à ATH OUAGHLIS rien qu’au début de l’année 1956.
Début Février, a IKHLIDJENE : au cours d’une opération héliportée de ratissage menée par des légionnaires parachutistes, 22 civils ont été tués. Dans la presse locale du lendemain : 22 Fellaghas abattus ! 27 Mars : Opération héliportée à SEMAOUN par l’infanterie coloniale. Pas d’accrochage avec le maquis mais 6 civils tués : Parmi eux HADJ ABALLACHE Un notable de Soixante dix ans. En Mai, une patrouille au cours d’une fouille à TASGA prés de SOUK OUFELLA découvre une pile de couverture dans une maison. Les hommes parents de Monsieur SAHLI délégué administratif à l’assemblée Algérienne sont fusillés et le pâté de maison canonné.
23 Mai, accrochage prés de DJENANE, Les moudjahidine qui pour la plupart natifs des ATH OUAGHLIS se replient sans perte apparente grâce à la contribution des paysans. En représailles l’armée Française ratisse les villages voisins notamment Ait –Soula, Sidi yahia et TAZROUT quelle a totalement incendié.
65 paysans dont une femme sont alignés au bord de la route, entre DJENANE et SEMAOUN et abattus à la mitraillette et prés de 200 suspects Arrêtés.

Photos des paysans des Ath Ouaghlis à l’indépendance en 1962.
Ces paysans même s’ils souffrent aujourd’hui d’un isolement moral sont pour la plupart fières de construire par leurs propres moyens leur maisons, les routes et différents projets commun notamment l’alimentation en eau potable de certains villages à partir de source lointaines
La réalité historique, parce qu'elle est humaine est équivoque et inépuisable.

N/B
1) d’emblé nous ne pouvons qu’adhérer à l’aboutissement de cette recherche sachant la vocation commerciale par laquelle s’est distinguée la capitale, du royaume des hammadites qui remonte à plus de 2000 ans de notre ère avec le débarquement des navigateurs intrépides venus de l’est de la méditerranée pour fonder en Afrique du nord des comptoirs leurs permettant de commercer avec les tribus locales.
Chronologiquement le douar Ath Ouaghlis est probablement fondé après les périodes carthaginoise (146 avant l’ère chrétienne), romaine (de 33 avant J.-C. à 429 après) vandale (429 à 545) et byzantine (545 à 644), et bien avant les arabes, les espagnols (1510) et les turc (1555).
publié par B.SLAOUTI dans: AIT-DAOUD
beau faire croître l'effort, varier les méthodes, il n'en ré
sulte jamais qu'une évidence qui est l'impossibilité de séparer l'observateur de la chose observée et l'histoire de l'historien. 